Jacob Leblanc et Alberto Navarro sont à la barre de la succursale du Kàapeh qui vient d’ouvrir au collège Champlain.

Une succursale du Kàapeh à Champlain

Les étudiants de Lennoxville peuvent maintenant déguster un expresso signé Kàapeh entre deux cours. Une nouvelle succursale de ce café, installé au centre-ville de Sherbrooke depuis cinq ans, a ouvert ses portes il y a deux semaines au collège Champlain.

« On engage des étudiants de Champlain pour faire le service, mais on leur donne aussi la possibilité de faire un stage rémunéré chez nous, par exemple en comptabilité, en graphisme ou en communication pour qu’ils puissent avoir une expérience réelle du monde de l’entrepreneuriat. On est toujours confrontés à des problématiques comme la compétition ou le marketing, et en leur permettant d’expérimenter ça et de nous aider, on se rend compte que tout le monde est gagnant », explique Alberto Navarro, qui a ouvert le premier Kàapeh sur la rue Frontenac avec sa conjointe Marie-Josée Fréchette. Pour cette nouvelle succursale, leur employé Jacob Leblanc s’est ajouté à eux en devenant copropriétaire.

« Les étudiants vont pouvoir mettre cette expérience dans leur CV, et dire ce qu’ils ont concrètement amené au café de leur collège », souligne M. Navarro.

Un pourcentage des profits réalisés dans cette succursale – pour laquelle un logo spécial intégrant la patte des Cougars de Champlain a été conçu – sera d’ailleurs retourné au comité étudiant pour la réalisation de projets.

« Jusqu’à maintenant, les clients sont très contents, ils nous attendaient : ça fait déjà deux ou trois mois qu’on travaillait et qu’on voyait des étudiants et du personnel. À l’ouverture, on se sentait déjà bien accueillis. Beaucoup d’étudiants ne nous connaissaient pas, mais on voyait dans leur expression qu’ils trouvaient ça l’fun. L’espace qu’on occupe, avant, il comptait juste quatre machines distributrices... » rapporte M. Navarro.

Le Kàapeh offre évidemment des produits de qualité supérieure à du café de machine distributrice. « C’est comme au centre-ville. J’essaie de transmettre la passion pour les cafés que j’ai depuis 17 ans », dit celui qui a notamment participé au Challenge Art Latte Natrel à Montréal en 2016.

Une succursale à l’UdeS?

Le collège Champlain compte déjà un Tim Hortons; l’arrivée d’un café privé est donc moins surprenante que si elle était survenue à l’Université de Sherbrooke, où la coopérative Café CAUS gère l’ensemble des services alimentaires depuis déjà quelques années.

Une éventuelle expansion à l’Université de Sherbrooke intéresserait-elle M. Navarro?

« Si on avait éventuellement une opportunité à [l’Université de] Sherbrooke, clairement, ça nous intéresserait », souligne-t-il. « Mais on sait que ce n’est pas nécessairement facile de rentrer dans une institution avec un projet. »

Le barista trouve intéressants les cafés coopératifs opérés par des étudiants dans plusieurs universités à travers le Québec, mais il croit que des projets comme le sien peuvent venir complémenter ceux-ci. « On voulait présenter un côté professionnel. On a un café de qualité, et on se rend compte que les étudiants se découvrent un intérêt et aiment apprendre. Nous ne fonctionnons pas en mode coopératif, mais on est très collaboratifs », résume-t-il.

Le Kàapeh Champlain est ouvert du lundi au vendredi, de 7 h 30 à 17 h ou 18 h (l’horaire est encore en rodage). On y sert des cafés de spécialité ainsi que de la nourriture simple.