Une quinzaine de postes supprimés au Journal de Québec

Guillaume Mazoyer
Guillaume Mazoyer
Le Soleil
Une quinzaine de postes sont abolis au Journal de Québec à la suite de négociations sur le renouvellement de la convention collective des employés de la salle de rédaction.

La mauvaise nouvelle a été annoncée aux employés sur le coup de midi, jeudi.

«C’est une triste journée, indique le président du syndicat de la rédaction, Jean-François Racine. La situation actuelle des médias et de la presse écrite, et les difficultés de ces dernières années sont connues de tous. Pour nous, ce ne sont pas seulement des postes coupés, ce sont surtout des gens compétents et appréciés qui sont forcés de quitter.»

Les postes abolis touchent les graphistes, les photographes, des employés du secteur des archives, des chefs de pupitre ainsi que le secteur des statistiques, selon nos informations. Trois postes de journalistes sont également supprimés, dont l’un serait un départ à la retraite et les deux autres des postes vacants. Au total, 14 emplois seraient affectés.

Selon M. Racine, cette entente était le «seul règlement possible afin d’éviter un conflit de travail ». « Je pense que tout le monde perd là-dedans», poursuit-il. L’entente a été soumise au vote et acceptée en majorité par les membres du syndicat.

«Nous avons pris connaissance de l’acceptation par l’assemblée des employés du vote en ce qui a trait à la ratification de la convention collective. Dans un contexte où les médias imprimés sont fragilisés, nous avons dû prendre des décisions difficiles afin d’assurer la pérennité du Journal de Québec et nous continuerons de nous engager pleinement afin de préserver la qualité de la couverture locale et la diversité du contenu à Québec», déclare l’administration du Journal de Québec dans une communication au Soleil.