Découragée de devoir jeter des fruits et légumes encore comestibles, Sarah Ahmadaly, propriétaire du Marché 5e saison à Lennoxville, a lancé un appel à tous sur Facebook pour trouver un organisme qui pourrait les prendre.

Une épicerie forcée de jeter des caisses de fruits et légumes

L’épicerie internationale Marché la 5e saison située sur la rue Queen à Lennoxville a été forcée de jeter plusieurs caisses de fruits et légumes en raison du manque de clientèle durant la période estivale. La propriétaire Sarah Ahmadaly a d’ailleurs lancé un appel sur les réseaux sociaux pour trouver un organisme qui voudrait bien de ces aliments.

« À Lennoxville, c’est très tranquille en été parce que les étudiants ne sont pas là, souligne Mme Ahmadaly. En hiver, ça va mieux. En les mettant en rabais avant qu’ils soient périmés, on arrive à les vendre. Mais en été, ce système ne fonctionne pas. »

« On est obligé d’acheter des boîtes d’une certaine quantité parce que ce n’est pas intéressant au niveau du prix d’acheter une petite quantité, soutient-elle. On n’est pas non plus capable d’écouler notre stock si on achète en petite quantité parce que le prix n’est pas intéressant pour le consommateur. »

Plusieurs épiceries utilisent leurs fruits qui ne se vendent pas pour faire de la cuisine comme des gâteaux. Cette solution ne convient toutefois pas vraiment au Marché la 5e saison.

« On a commencé à déshydrater certains fruits comme les pommes, explique Sarah Ahmadaly. On les transforme en gâteaux, mais en fait ça ne fait que repousser la date à laquelle on va les jeter. S’il n’y a pas d’achalandage, il n’y a personne qui va acheter ton gâteau ou tes pommes. »

Sarah Ahmadaly ne pense tout de même pas à fermer son commerce durant l’été. Elle espère plutôt se faire connaître et augmenter le nombre de clients durant la saison estivale.

Aider des organismes

Découragée de devoir jeter des fruits et légumes qui pourraient encore servir, Sarah Ahmadaly a lancé un appel à tous sur Facebook pour trouver un organisme qui pourrait les prendre. Le commerce a déjà des partenariats avec quelques organismes, mais pas suffisamment pour écouler toute sa marchandise.

« Il y a beaucoup de gens qui m’ont contactée depuis que j’ai publié. Je suis vraiment contente de l’impact que la publication a eu. J’espère qu’on va pouvoir arrêter de gaspiller de la nourriture. »

Il y a déjà des gens qui sont passés lundi et mardi pour ramasser des boîtes de nourritures.