Christian Dupuis, associé chez Dialogs

Une confiance élevée et stable en l’économie sherbrookoise

Après avoir observé une croissance des indicateurs de confiance des membres de la Chambre de commerce de Sherbrooke dans les trois dernières années, la confiance demeure élevée, mais stable en 2019, révèle un sondage fait auprès de 167 membres. Effectivement, 87 % des répondants estiment que le climat économique s’est amélioré (50 %) ou est demeuré le même (37 %) au cours de 2018 et 83 % prévoient une stabilité (44 %) ou une amélioration (39 %) au cours de 2019.

La Chambre de commerce de Sherbrooke, en collaboration avec Dialogs, a développé un indicateur annuel du climat économique de Sherbrooke basé sur les perceptions des membres de la Chambre de commerce de Sherbrooke. Après avoir effectué des mesures en janvier 2016, 2017 et 2018, ce rapport présente la mesure pour janvier 2019. 

« Ce qu’on semble percevoir est que les gens d’affaires disent : on a eu de bonnes années et là, on retient notre souffle. Notamment parce qu’il y a plus du quart des entreprises, soit 26 %, qui ont comme première préoccupation de trouver du personnel compétent. Nécessairement cela met de la pression sur les organisations et sur les salaires. Ça peut expliquer une partie du plafonnement de la confiance », note Christian Dupuis, associé chez Dialogs, spécifiant que la façon de faire des entreprises doit changer, par exemple, en investissant davantage dans la formation des employés, notamment les recrues issues de l’immigration. 

Par ailleurs, la priorité pour l’année 2019 demeure le développement de nouveaux marchés pour 37 % des organisations alors que l’amélioration de la productivité est la priorité de 19 % d’entre elles.

Sinon, près des trois quarts des entreprises privées (73 %) ont indiqué que leur chiffre d’affaires avait augmenté dans la dernière année et 63 % prévoient une augmentation en 2019. Aussi 15 % des entreprises ont enregistré des revenus sensiblement identiques à l’année précédente en 2018 alors que 30 % prévoient que leurs revenus demeureront stables en 2019.

La majorité des répondants (78 %) évolue dans le secteur privé alors que 40 % d’entre eux sont des propriétaires d’entreprise, 40 % sont des cadres supérieurs, 9 % sont des cadres intermédiaires, 9 % des professionnels, 2 % des représentants aux ventes et 1 % des employés techniques. La marge d’erreur du sondage est de 6,8 % (19 fois sur 20) pour les résultats globaux.

Cette étude commandée par la CCS permet de donner une idée du climat économique de la région pour notamment inspirer des programmes et d’évaluer la progression de ses membres.