Daniel Pelletier, PDG d’Artopex, la vice-première ministre, Dominique Anglade, et le député de Shefford, Pierre Breton, ont dévoilé les détails d’un investissement­ de 30,1 millions de dollars, en présence de plusieurs employés.

Un virage de 30,1 M $ pour Artopex

Projet majeur pour Artopex. Le fabricant de mobilier de bureau investira 30,1 millions de dollars d’ici 2020 pour moderniser et automatiser ses procédés afin d’accroître sa productivité et soutenir sa croissance. À Sherbrooke, 40 emplois seront créés à l’usine de Logiflex qui est dans le giron de l’entreprise depuis 2015.

« Ça va nous permettre d’améliorer nos délais de livraison, notre flexibilité et notre capacité de production, souligne Daniel Pelletier, président-directeur général de l’entreprise. On va surtout pouvoir moderniser notre équipement notamment pour la production de meubles en mélanine. »

Le virage 4.0 d’Artopex, soit vers une usine intelligente, sera toutefois principalement déployé dans ses installations granbyennes. Une première scie robotisée est en opération à l’usine de la rue Vadnais. Le travail d’automatisation se poursuivra au cours des trois prochaines années.

« On a conclu une entente avec un manufacturier [européen] qui a installé quatre usines dans le monde. On a signé pour être la première usine en Amérique du Nord telle que vous allez la voir à la fin du projet », a affirmé vendredi le Daniel Pelletier.

Également inclus dans l’investissement : la transformation du siège social de l’entreprise, aussi situé rue Vadnais. Des travaux sont déjà en cours et devraient être terminés en août. Les espaces de bureaux doublent pratiquement de superficie pour répondre à la progression de l’entreprise, note Daniel Pelletier. Des améliorations sont aussi apportées aux postes de travail, aux aires communes, de même qu’à la cafétéria.

Ce vaste projet s’inscrit dans la foulée d’une décision prise par l’entreprise en 2014 de doubler le volume de l’entreprise d’ici 2020, note M. Pelletier.

Aide financière 

Les détails de cet investissement ont été dévoilés à l’occasion d’une conférence de presse à laquelle a assisté la vice-première ministre et ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Dominique Anglade.

Celle-ci a confirmé une aide de 8 millions de dollars au projet, constituée d’un prêt sans intérêt de 7 millions et d’une contribution financière non remboursable de 1 million. Aux yeux de la ministre, le fabricant de mobilier de bureau fait figure de « modèle québécois ».

« Il faut investir pour assurer des emplois de qualité. Il ne faut pas avoir peur de mettre des robots, de faire rentrer de nouvelles technologies parce qu’elles permettent à l’entreprise de conquérir de nouvelles parts de marché. Artopex fait tout ça parce qu’elle va grandir. Elle va accroître sa part de marché, vendre plus à l’international et dans le reste du Canada. Elle va être en mesure de créer de nouveaux emplois », a-t-elle fait valoir.

L’Agence de développement du Canada contribue aussi au projet avec l’octroi d’un prêt sans intérêt de 2 millions de dollars, a annoncé le député de Shefford, Pierre Breton. Celui-ci a souligné que la modernisation entraînera la création de 150 nouveaux emplois d’ici 2020. « Il s’agit d’un projet ambitieux, à la hauteur de la vision qui a toujours animé la famille Pelletier depuis ses tout débuts », a-t-il dit.

Fondée en 1980, Artopex emploie plus de 740 personnes dans ses cinq usines au Québec et ses salles de montre.

À l’heure actuelle, les exportations aux États-Unis représentent 40 % des affaires de l’entreprise, alors que le reste des ventes est réalisé au Canada. Daniel Pelletier aimerait que ce ratio atteigne plutôt « 50-50 ». « On n’est pas loin de notre objectif », lance le PDG d’Artopex. -  Avec Simon Roberge