Le manufacturier BRP a réussi à pourvoir les 425 postes nécessaires pour la production de ses motoneiges à Valcourt cet été.

Un tour de force chez BRP : 425 postes comblés

On peut parler d’un tour de force. Le manufacturier estrien BRP a réussi à pourvoir les 425 postes affichés pour la production de ses motoneiges à Valcourt cet été. Et même plus !

La semaine dernière, on comptait pas moins de 463 employés temporaires sur les chaînes d’assemblage Ski-Doo de Valcourt, lance Carl Beauparlant, directeur des relations de travail chez BRP.

« Nous avons connu une bonne campagne de recrutement », déclare-t-il lors d’un entretien accordé à La Tribune vendredi.

« Il y a deux ans, nous avions frappé un mur. Ça avait été très difficile. En 2018, nous nous sommes ajustés avec une campagne dans les médias et sur les médias sociaux. Nous avons aussi ajusté les salaires. »

Rappelons que BRP a fait monter les enchères afin de combler les centaines de postes temporaires nécessaires pour la production de motoneiges cet été à Valcourt qui a débuté vers la fin mai. On a haussé de salaire, tenu des portes ouvertes et organisé du transport vers la capitale de la motoneige.

Le manufacturier de véhicules récréatifs recherchait cette année 425 personnes, donc beaucoup plus que les 350 postes qu’on avait dû pourvoir en 2018, alors que la pénurie de main-d’œuvre est toujours plus criante.

« Ce surplus de main-d’œuvre nous permet même de donner plus de vacances à nos employés permanents. Habituellement, on doit limiter les vacances lors de la période estivale, mais moins cette année », explique M. Beauparlant.

« Ça donne un bon coup de main. »

Postes plus difficiles

La pénurie de main-d’œuvre se fait quand même sentir pour les postes plus spécialisés, ajoute-t-il. On doit encore déployer des efforts de recrutement pour trouver notamment des soudeurs, des mécaniciens et des machinistes. 

La chaîne d’assemblage des motoneiges tourne sur deux quarts de travail seulement. Le quart de nuit a été abandonné, dit le gestionnaire. « Nous nous sommes ajustés. Deux quarts, c’est plus intéressant quand vient le temps de recruter du monde. Seulement le travail d’entretien se fait sur trois quarts, commente-t-il. Encore là, nous réfléchissons à ajuster nos horaires. Le quart de nuit devient un enjeu. »

« Notre taux de roulement est très bon cette année. En 2018, il a été beaucoup plus élevé. Pour combler les 350 postes, nous avions dû engager 700 personnes. Cette fois, nous n’irons pas à 600 embauches pour combler les 425 postes. »

Signe des temps, le nombre de Néo-Canadiens à l’ouvrage est en hausse dans les installations valcourtoises, renchérit Carl Beauparlant. « Je faisais le décompte l’autre jour : il y a 25 nationalités différentes dans le personnel. Ça se passe bien. Il a fallu faire quelques ajustements, notamment pour la langue. Nous avons donné une formation spéciale aux superviseurs », note-t-il.

« Ce sont des gens travaillants, assidus et responsables. »