Au plus tard dans trois ans, un premier commerce devrait s’être installé sur ce grand terrain commercial au coin de la rue Brûlotte et de la 12e Avenue.
Au plus tard dans trois ans, un premier commerce devrait s’être installé sur ce grand terrain commercial au coin de la rue Brûlotte et de la 12e Avenue.

Un premier commerce d’ici trois ans coin Brûlotte et 12e Avenue

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Le plateau commercial Espace 610 Fleurimont, situé au coin de la rue Brûlotte et de la 12e Avenue, accueillera un premier commerce d’ici trois ans. S’il a échoué à y attirer le Centre de foires et le nouveau Costco, le promoteur Denis Custeau indique en entrevue à La Tribune être en négociations avec de gros joueurs. Il serait trop tôt, selon lui, pour annoncer la venue de quelque bannière que ce soit.

Les règles du jeu ont changé pour attirer les commerçants, explique M. Custeau, alors que la construction de nouveaux bâtiments a ralenti. C’est ce qui explique entre autres une demande d’amendement au zonage déposée mardi pour ajouter des usages au plateau commercial où sont permises les surfaces de 5000 m2 et plus. Sont déjà autorisés dans la zone les commerces de détails et de service, un hôtel et l’usage de poste d’essence.

Pour favoriser une mixité, le Groupe Custeau souhaite pouvoir ajouter l’usage de centre sportif multidisciplinaire, de centre récréatif, gymnase, piscine, aréna, club de tir, club de curling et salle de billard. Il demande aussi la possibilité d’implanter un lave-auto, de retirer le contingentement pour les services financiers et de retirer l’obligation que 50 % des commerces en façade de la 12e Avenue aient une superficie égale ou inférieure à 1500 mètres carrés. « Cette disposition empêche un commerce régional de s’implanter dans la partie avant du projet », lit-on dans les documents municipaux. 

Les mêmes documents laissent croire qu’un commerce de grande surface et comportant un centre de jardin serait le premier à s’établir sur le site. Une station-service est aussi déjà envisagée.

« Le marché est en évolution, explique Denis Custeau. Les gens de grandes surfaces sont en réflexion à savoir ce qui arrivera. Ce sont les habitudes de consommation des citoyens, avec la vente sur internet, qui remet en question les habitudes de ces commerçants. Il y aura toujours des besoins en alimentation, mais pour les épiceries au Québec, chaque bannière construisait autrefois entre neuf et douze épiceries par année. Maintenant, c’est douze au Québec pour toutes les bannières confondues. Nous sommes victimes de ça parce que les habitudes changent à vitesse grand V. Nous serons obligés d’être patients mais nous pourrons un jour créer un pôle régional. »

C’est de là qu’est venue, selon le promoteur, la volonté d’élargir les usages permis au zonage.

Dans les documents municipaux, un plan expose les premières implantations envisagées sur le terrain commercial.

Hésitations

« Les commerces pour le sport, comme Forzani, croient plus aux bâtiments physiques qu’au web, mais pour les biens de consommation fréquente, il y a des hésitations. Nous avons investi plusieurs millions. Nous sommes maintenant prêts à construire. On a pris la décision de faire les aménagements parce que la majorité des décideurs des grandes compagnies sont extérieurs à la ville de Sherbrooke. Quand les gens venaient de Toronto et regardaient le site, tout ce qu’ils voyaient, à cause de la topographie du terrain, c’était une pente de ski. Ils ne pouvaient pas visualiser le projet dans sa finalité. Nous avons transporté des centaines de milliers de tonnes de roc d’un quartier à l’autre pour préparer un niveau de terrain qui fait que nous sommes prêts à construire. Ce que nous attendons, ce sont des clients. Ils ne viennent pas au rythme qu’on aurait pensé il y a trois ans. »

Aux incertitudes liées aux consommateurs s’ajoutent celles relatives à la COVID.

« Historiquement, par le passé, les gros joueurs entraînaient les gros joueurs. Tu essayais d’en signer trois et les joueurs de superficie moyenne venaient se greffer autour. Aujourd’hui, la difficulté, c’est de signer les gros. Il y a des bannières qui ont repris la vente au détail, mais d’autres qui ont eu 800 magasins de fermés pendant des mois. Il y a donc des hésitations en termes d’établissement des budgets de construction pour les années à venir. La construction de ces gros joueurs, c’est toujours une planification de deux ou trois ans. »

Mais Denis Custeau est catégorique : « Les grands joueurs, on en a. Mais on n’a rien à annoncer parce que nous n’avons rien finalisé avec personne. »

Il précise enfin qu’un pôle résidentiel s’ajoutera autour d’Espace 610 Fleurimont une fois que les commerces seront installés en nombre suffisant.

Une pancarte est apparue le long de la 12e Avenue avec le nom du pôle commercial Espace 610 Fleurimont.