Les avions de Grondair pourront transporter entre cinq et neuf passagers à la fois. Le pilote Stéphane Robineau aux commandes d'un King Air A100 était présent mercredi à l’aéroport de Sherbrooke.

Un pas vers des vols commerciaux à l’aéroport

Premier pas vers des vols commerciaux à l’aéroport de Sherbrooke, alors que des vols nolisés seront offerts au public et à la clientèle d’affaires à partir du 2 avril. La compagnie aérienne Grondair, basée à Saint-Frédéric de Beauce, aura un bureau à Sherbrooke et offrira des transports sur demande à l’aide de ses appareils King Air A100, qui peuvent accueillir jusqu’à neuf passagers.

« Il y a un peu moins d’un an, au mois de mai, j’ai découvert votre aéroport. J’ai vu l’immensité du site. Je suis tombé sous le charme. Je suis impressionné de constater que personne dessert officiellement la grande région de Sherbrooke à l’aéroport. Nous nous proposons donc de doter les gens d’ici d’un transport aérien pour tout le nord-est canadien et américain », a lancé le propriétaire de Grondair, Enrico Lessard, en conférence de presse mercredi.

Le concept est simple : il suffit de réserver 48 heures avant le départ. « Nous nous trouvons à une heure de Sherbrooke. Vous nous appelez, nous venons vous chercher à l’heure qui vous convient, on vous attend et on vous ramène. Il n’y a donc pas de perte de temps. Nous nous adapterons à la demande pour faire progresser l’offre de service. Nous grandirons en fonction de la demande », ajoute M. Lessard.

Les avions peuvent être configurés en mode cargo, en mode exécutif, pour cinq ou six personnes, ou en mode autobus, pour neuf passagers.

« C’est un pas supplémentaire qui pourrait éventuellement nous mener à une autre étape, soit celle d’offrir un service plus large à la population régionale », a commenté Claude Charron, président de la Corporation de développement de l’aéroport de Sherbrooke.

« Il y a un peu moins d’un an, au mois de mai, j’ai découvert votre aéroport. J’ai vu l’immensité du site. Je suis tombé sous le charme. Je suis impressionné de constater que personne dessert officiellement la grande région de Sherbrooke à l’aéroport. », a lancé le propriétaire de Grondair, Enrico Lessard, en conférence de presse mercredi.

« Première étape »

M. Charron estime que l’arrivée de vols nolisés ne suffira pas à combler les besoins des gens d’affaires. « C’est une première étape. Si on commence lentement, on développera l’offre. Il y a de la mise en marché à faire. Les vols commerciaux viseront un autre marché. »

Enrico Lessard compte pour sa part s’adapter pour répondre à toute la demande pour des vols vers Toronto. « Si d’autres compagnies d’envergure s’installaient ici, il y aurait lieu de porter une réflexion, mais nous sommes là pour un service nolisé qui pourrait aller vers une ligne aérienne. Si le volume est au-delà de nos capacités, la Ville trouvera d’autres partenaires pour répondre à la demande », souffle-t-il

M. Lessard évoque la possibilité de créer des liaisons fixes et d’acquérir des appareils plus gros, des Beechcraft 1900 par exemple, si le besoin se faisait sentir. « Ce sera un heureux problème à ce moment-là. »

Le président de la Chambre de commerce de Sherbrooke, Claude Denis, n’avait pas été invité à la conférence de presse mercredi. « C’est surprenant. On pousse pour l’aéroport parce qu’on sait que c’est un outil de développement économique. Je ne comprends pas. »

M. Denis qualifiait néanmoins de bonne nouvelle l’arrivée de Grondair. « C’est un pas vers l’objectif des vols commerciaux vers Montréal et Boston. »

Steve Lussier absent

Le maire Steve Lussier était lui aussi absent. « Tous les dossiers sont importants et il aimerait être partout, mais il ne pouvait absolument pas y être », explique son attaché politique, Sylvain Vessiot.

M. Lussier rencontrait des candidats pour le poste à la direction générale.

L’arrivée de Grondair n’entraîne aucun déboursé pour la Ville de Sherbrooke. À titre indicatif, on estime qu’il coûte environ 1000 $ par heure de vol pour noliser l’avion. Le coût est toutefois adapté selon la destination, les besoins de ravitaillement et le temps d’attente. Il n’est pas impossible qu’un système permettant de regrouper les clients soit mis sur pied. La présence de Grondair offrira aussi à la direction de l’aéroport une occasion de recueillir des données sur la présence des voyageurs dans ses installations.

Grondair possède une quarantaine d’avions, dont quatre appareils King Air. L’entreprise est un fournisseur de la SOPFEU en plus de posséder une école de pilotage.