La ferme Lapinambourg est une permaculture de fruits et légumes rares établie depuis un an à Coaticook. Les propriétaires Antoine Marçal et Sabrina Rhéaume ont emménagé dans la région pour la fertilité des terres et les paysages à couper le souffle.

Un jardin enchanté aux pousses inusitées

À la ferme Lapinambourg, rien ne se perd. La permaculture de légumes et de fines herbes rares est maintenant établie depuis un an sur le chemin Moe’s River à Compton et montre déjà son immense potentiel.

Antoine Marçal et Sabrina Rhéaume ont délaissé les champs glaiseux du Centre-du-Québec il y a un an pour venir s’installer dans la fertile vallée de Coaticook pour y faire leur projet de permaculture de légumes et de fines herbes rares.

« Un défi de taille nous attendait quant à enrichir le sol, car la terre était un champ de foin avant qu’on y installe le jardin. La terre était cependant mieux adaptée pour notre culture composée majoritairement de légumes racines, qui n’était pas compatible avec les sols glaiseux », raconte d’emblée Mme Rhéaume.

« Il nous faut créer du compost et de l’humus pour que la vie prenne dans le sol », explique à son tour M. Marçal. « Lorsqu’on démarre une permaculture, on prévoit un bon cinq ans avant que tout ait proliféré. »

Deuxième, troisième vie

Afin que la permaculture acquière une certaine indépendance après les premières années de dur labeur, toutes les plantes et les herbes ont plus d’une fonction.

« Tout ce qui est planté dans notre jardin a plus d’une utilité. Certaines plantes vont attirer des oiseaux, qui vont chasser les ravageurs qui peuvent s’attaquer à nos cultures. D’autres vont aider à retenir l’eau ou encore à faire de l’ombre à d’autres plantes. La genèse, c’est que chaque élément du système doit avoir deux fonctions », poursuit l’homme au pouce vert.
Certaines plantes vont donner des semences qui vont pouvoir être vendues ou réutilisées pour faire des produits de tous genres, comme des savons, des baumes corporels et même des colliers avec des semences dans une fiole.

« Nos enfants ont la peau sensible et nos produits corporels, qu’on fait sur place de A à Z ici sur la ferme, leur conviennent parfaitement. On fait des partenariats avec d’autres producteurs de la région pour donner une deuxième vie à des éléments dont ils n’ont plus besoin », précise Mme Rhéaume.

Visites libres

Les jardiniers, qui font la presque totalité de leur travail sans l’aide de machinerie, veulent impliquer la communauté dans leur projet. Des visites libres sont offertes de 11 h à 17 h les vendredis pour les curieux et un kiosque pour vendre les produits récoltés est ouvert en permanence sur place.

« On veut que les gens puissent s’approprier le lieu et voir l’évolution de la permaculture et fil du temps, explique Sabrina. On offre aussi une visite gustative d’environ deux heures à partir de la mi-août, où les gens pourront déguster nos fruits et légumes rares. Ça fait partie de notre mission de partager nos connaissances. »

Les propriétaires, d’anciens artistes eux-mêmes, invitent les artistes à venir se laisser inspirer par l’atmosphère de leur ferme pour produire.
« Les artistes de tout genre sont les bienvenus les vendredis, que ce soit des écrivains, des photographes ou autre. J’en profite pour sculpter moi-même. Vous pouvez juste venir pique-niquer aussi, on veut vous voir ! » conclut le couple, prêt à s’intégrer à la communauté vibrante de la région.