Réjean Caouette est, selon sa mémoire, le premier industriel à la tête de la Chambre de commerce de Sherbrooke depuis Dennis Wood dans les années 1980.

Un industriel à la tête de la Chambre de commerce

Réjean Caouette est le nouveau président de la Chambre de commerce de Sherbrooke (CCS). Il succède à Claude Denis qui a occupé le poste durant les trois dernières années.

M. Caouette, président d’Hydro Coupe CRC à Brompton, est, selon sa mémoire, le premier industriel à la tête de la CCS depuis Dennis Wood dans les années 1980. Il souhaite d’ailleurs faire une plus grande place au monde industriel.

« On a déjà 15-20 % de nos membres qui sont industriels, explique M. Caouette. L’industrie et le commerce ça va ensemble. Ça va être naturel. On ne veut pas laisser tomber ce qui a été fait et bien fait, mais la chambre peut aider les industriels. »

La Chambre de commerce de Sherbrooke a de plus profité de son assemblée annuelle pour changer de nom pour la Chambre de commerce et d’industrie de Sherbrooke. Le conseil d’administration reste le même ce qui fait en sorte que la transition devrait se faire en douceur.

« Ça veut dire qu’on peut continuer à travailler sur les dossiers déjà commencés sans perdre de temps », explique M. Caouette.

La pénurie de main-d’œuvre est évidemment l’un des plus gros défis des deux prochaines années.

« Ça ne date pas d’hier, ça fait six ou sept ans que les compagnies manquent de main-d’œuvre, mais là c’est flagrant, souligne Réjean Caouette. Il faut trouver une solution. Il y a beaucoup d’organisation et de commerces qui travaillent pour trouver de nouveaux employés. »

Claude Denis reste impliqué

Le président sortant Claude Denis ne reste pas bien loin. Il sera dans le conseil d’administration tout en continuant de piloter trois dossiers d’envergures : Postes Canada, l’achat local et bien sûr l’Aéroport de Sherbrooke

« Ça rebondit, on dirait qu’on fait un pas en avant et deux en arrière, mais là on dirait qu’on avance plus fermement sur quelque ue chose qui devrait finir par aboutir un moment donné, explique M. Denis. Je continue à travailler là-dessus, c’est un dossier historique pour la Chambre de commerce. »

M. Denis estime que le premier gros défi de son successeur sera de rallier le monde industriel.

« Vous savez la Chambre de commerce de Sherbrooke a été démarrée par des industriels, mais on dirait qu’ils se sentaient au fil du temps moins intégrés au mouvement des chambres de commerce, explique-t-il. Ce n’est pas parce qu’il y a le mot commerce que ça doit nécessairement être le commercial, c’est plutôt les gens d’affaires. Ce qui est important pour la chambre de commerce c’est d’avoir une influence sur le bien-être de tout le monde. »

L’union de la CCS avec Odace, anciennement la Chambre de commerce de Fleurimont, qui a mis fin définitivement à une vieille rivalité entre les deux organisations, est l’un des faits d’armes de la présidence de M. Denis.

« Ça durait depuis longtemps, résume-t-il. C’est comme si on était deux gangs. Mais on est une communauté et il fallait être ensemble. »