Le terrain qui sera décontaminé est situé directement en face de la microbrasserie Moulin 7. Il était occupé autrefois par une station-service.

Un espace public près de la mine à Asbestos

La Ville d’Asbestos procédera à la décontamination d’un terrain adjacent au puits de la mine sur le boulevard Saint-Luc. À terme, la municipalité prévoit y aménager un espace public, un hôtel et un restaurant.

Le terrain, qui est situé directement en face de la microbrasserie Moulin 7, était occupé autrefois par une station-service.

Hugues Grimard, maire de la Ville d’Asbestos, souligne que la décontamination de ce terrain est une étape importante pour revaloriser le puits de la mine et permettre aux gens de se le réapproprier.

« On travaille sur le projet depuis 2014, confirme-t-il. C’est un terrain qu’on se devait de mettre en valeur. Avant, on n’avait pas besoin de remettre des terrains en valeur puisque c’était assez mort comme économie. Le dynamisme nous amène à développer. »

Pour la décontamination, Asbestos reçoit une aide de 328 640 $ du gouvernement dans le cadre du programme ClimatSol-Plus. Cette contribution au projet de décontamination de sols de la Ville d’Asbestos représente 63 % du coût des travaux admissibles, estimé à 521 088 $. La décontamination du terrain devrait prendre environ un an et serait ainsi terminée au printemps 2021.

Méthode In Situ

Il n’y aura pas d’excavation pour procéder à la décontamination puisque les contaminants se retrouvent jusqu’à 11 mètres de profondeur en raison du type de sol et de l’écoulement de l’eau souterraine. C’est donc la méthode in situ qui sera utilisée.

« Ce que les gens vont voir, c’est une remorque sauf qu’à l’intérieur il y a une unité de décontamination, indique Daniel Bessette, chargé de projet chez Terrapex Environnement. Cette unité produit de la vapeur qui est utilisée pour volatiliser le contaminant. Et une portion de la machine va aspirer ce qui a été volatilisé. L’air qui sera rejeté est considéré comme propre. »

La décontamination par excavation aurait pu être réalisée en quelques mois, mais n’était pas adaptée au site selon M. Bessette.

« On peut creuser jusque là, mais il faudrait faire un trou presque aussi gros que la mine, image-t-il. Il y a des questions de sécurité puisqu’on est proche du boulevard. À cette profondeur, les pentes doivent être de 45 degrés ce qui fait un trou très gros. C’est pour ça qu’on a abandonné cette approche. »