Charles Grenier, propriétaire du Osé Sushi de Rock Forest, ouvre un deuxième restaurant sur la rue Marquette, à Sherbrooke.

Un deuxième Osé Sushi à Sherbrooke

Au 397 Marquette, au milieu de traînées de sciure de bois et d’équipements éparpillés dans la salle, l’entrepreneur en restauration Charles Grenier contemple les comptoirs en bois teint, le plancher nouvellement posé, le mur ardoise et les luminaires au goût du jour : son deuxième local de Osé Sushi prend assurément forme depuis le début des travaux, il y a moins d’un mois. Même qu’il espère présenter son concept revu à ses premiers clients avant les vacances de la construction.

Celui qui a d’abord été copropriétaire puis unique propriétaire du premier Osé Sushi, sur le boulevard Bourque à Rock Forest, a senti à nouveau l’appel du défi. À nouveau, oui, car M. Grenier n’en est pas à son premier saut dans le vide : il s’est lancé dans l’aventure de la restauration alors qu’il terminait à temps partiel ses études... en analyse biomédicale.

Habitué de surprendre lorsqu’il mentionne son cheminement, il enchaîne : « Ce n’est pas si loin! Par exemple, il y a la question de la gestion des pertes ou encore l’assurance qualité... »

Il note par ailleurs qu’il a toujours eu une flamme entrepreneuriale, mais qu’il n’arrivait pas à la satisfaire en milieu hospitalier, d’où son changement de cap. Il y prend tellement plaisir qu’en plus de gérer son premier restaurant et de mettre en place son second, il vient d’accéder au rôle de président de la Jeune Chambre de commerce, il y a six mois.

Autre lieu, autre ambiance

Pour son nouveau Osé Sushi, le jeune propriétaire ne compte pas copier-coller la formule du restaurant existant. « Il n’y aura que 16 places assises, alors qu’il y en a 66 à Rock Forest. Ça va être plus petit et c’est l’objectif! », déclare M. Grenier, en évoquant notamment que cela lui permet de ne pas se frotter trop durement à la pénurie de main-d’œuvre.

D’ailleurs, les deux endroits se partageront le même personnel, c’est-à-dire les employés déjà qualifiés du premier restaurant. « Ça prend du temps, apprendre 80 recettes, et ça prend de l’habileté pour bien rouler les sushis. Ce serait trop à gérer en même temps de former du nouveau personnel pour l’ouverture. Et les employés ont l’entreprise à cœur et veulent s’investir... Je ne le ferais pas si mes employés n’embarquaient pas dans le projet », assure l’entrepreneur.

Mais la taille n’est pas la seule différence : alors que l’ancien restaurant visait plutôt les dîneurs du soir, le nouveau s’adressera plutôt à la clientèle du midi, étant situé au cœur d’une zone dense en immeubles à bureaux et en écoles.

C’est aussi cette orientation différente qui explique que le Osé Sushi de la rue Marquette ne sera pas un « apportez votre vin », comme celui du boulevard Bourque, et qu’il y sera plutôt servi du kombucha en fût. L’ajout d’un permis d’alcool n’est cependant pas totalement exclu : « Pour l’instant ce n’est pas dans les plans, mais si jamais on voit qu’il y une demande, on pourrait revoir notre décision », indique M. Grenier.

Celui-ci a pour objectif de faire le rodage de son nouveau concept en ouvrant le restaurant avant les vacances de la construction. Il profiterait ainsi de la clientèle des travailleurs du secteur sans pour autant être submergé par la clientèle scolaire. S’il y parvient ou non ne dépend toutefois pas de lui, mais bien du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), car M. Grenier est toujours en attente de son nouveau permis de restauration.