L’équipe derrière le projet du café de quartier Baobab s’affaire à rendre le local situé au 1551 rue Dunant accueillant pour les résidants et travailleurs du secteur Ascot. La présidente de la coopérative L’Accorderie Michèle La Haye et la coordonnatrice du Baobab Cyndie Dubois montrent le plan d’aménagement qui devrait être approuvé sous peu.

Un café de quartier à Ascot

L’offre alimentaire est limitée dans le quartier d’Ascot, et on y trouve peu de lieux de rassemblement. C’est pour pallier ces lacunes que le café Baobab ouvrira ses portes au 1551 rue Dunant, dans les locaux qui abritaient autrefois un magasin Comptant Illimité.

« Notre objectif, c’est d’offrir un menu santé à faible coût, tout en répondant à un besoin qu’il y a dans le quartier pour un espace citoyen », résume la coordonnatrice du projet, Cyndie Dubois.

L’équipe derrière le projet espère pouvoir ouvrir le café à la fin du printemps ou au début de l’été. Le bail est signé et le plan de financement est bien monté, mais des rénovations majeures restent à faire. Une fois que le plan des travaux sera approuvé, il faudra faire installer le plancher, le comptoir, la machine à café… Puis il restera à peaufiner les détails, comme le menu et les tarifs.

« Il y a plein d’aspects du projet qui sont encore en discussion, mais qui seront novateurs. On réfléchit à comment réduire notre impact environnemental, par exemple avec l’achat de produits locaux, la réduction du gaspillage alimentaire ou encore des déchets », donne en exemple Mme Dubois.

Même à l’étape où se trouve actuellement le projet, des mesures environnementales sont prises. Du matériel a notamment été récupéré de l’ancien hôtel Wellington pour être réutilisé, par exemple… 350 tuiles de plafond, qui seront installées dans le café.

En plus de places assises pour déguster nourriture et café, l’établissement comportera une salle qui pourra être louée pour des réunions de conseils d’administration ou encore des séances d’étude. Il y aura une petite scène (provenant également de l’hôtel Wellington) d’installée : l’endroit pourra donc être utilisé pour un événement comme un lancement d’album ou un spectacle pour enfants.

Économie sociale

Le café Baobab est un organisme à but non lucratif, lié de très près à la coopérative d’échanges de services et de compétences L’Accorderie. Celle-ci a d’ailleurs déjà déménagé ses locaux dans l’immeuble qui abritera le café. « Ça va donner une meilleure visibilité à l’organisme ainsi qu’au café, permettre d’allonger les heures d’ouverture et aussi de faire les rencontres dans un lieu plus sympathique », souligne Mme Dubois.

Le conseil d’administration de Baobab compte quatre membres de L’Accorderie, deux membres d’Ascot en santé et un siège citoyen.

Le café permettra aux résidants de ce quartier multiethnique et comptant plusieurs ménages à faible revenu, dont plusieurs n’ont pas de véhicule personnel pour se déplacer, de bénéficier d’un lieu accueillant à proximité. Le projet, mis de l’avant lors du cocktail Fiers développeurs de l’économie sociale de la Corporation de développement économique communautaire de Sherbrooke (CDEC), a d’ailleurs retenu l’attention de plusieurs entreprises de la région, qui ont offert leur soutien à Baobab pour le design ou encore la construction.

« On aimerait avoir une belle mixité de clientèle. Il y a beaucoup de développements dans le secteur, notamment autour de l’école du Phare. Il y a maintenant des sorties d’autoroute là où avant il y avait de la forêt. Avec les écoles qui sont autour et les projets d’amener une épicerie dans le quartier, on arrive au bon moment », estime Michèle La Haye, présidente de L’Accorderie, qui travaille au projet du café Baobab depuis quatre ans déjà.

On peut suivre le développement du projet (et offrir un coup de main) sur la page Facebook « Baobab – Café de Quartier ».