Gilles Bélanger: « Il faudrait peut-être qu'une nouvelle forme de leardership soit mise en place, mais je ne sais pas quel genre exactement. »

Ubisoft: Gilles Bélanger appelle à la concertation régionale

Extrêmement actif depuis quelques années à Magog, l'homme d'affaires Gilles Bélanger plaide pour que les intervenants de toute la région des Cantons-de-l'Est s'allient dans le but de favoriser le développement du secteur des technologies de l'information et des communications (TIC) localement.
«On fonctionne vraiment en clochers en ce moment, soutient M. Bélanger. Il faudrait que Bromont, Granby, Sherbrooke et Magog soient capables de se concerter davantage pour réussir à attirer chez nous des entreprises des TIC de classe mondiale.»
Les propos de l'homme d'affaires font suite au dévoilement d'un investissement de 135 millions $ que fera la multinationale Ubisoft à Saguenay. Sherbrooke et Magog ont toutes deux tenté d'attirer l'entreprise française dans la région, mais elles ont fait chou blanc.
«En travaillant plus ensemble, on aurait probablement amené Ubisoft à choisir notre région plutôt que le Saguenay pour son projet d'investissement. On a beaucoup à offrir ici et, en plus, on n'est pas trop loin de Montréal, ce qui est un avantage supplémentaire», prétend Gilles Bélanger, lequel est président-directeur général d'Îlot innovation et cies à Magog.
D'après celui-ci, la présence de deux universités à Sherbrooke confère un avantage certain à la région lorsqu'il s'agit de séduire des joueurs de calibre mondial oeuvrant dans l'univers des TIC. «C'est fabuleux ce qui s'offre dans ces universités. Les programmes coopératifs sont une richesse et ces établissements ont aussi de belles forces dans le domaine de l'ingénierie ainsi que de l'environnement.»
Bien que les dirigeants sherbrookois espèrent ardemment le développement de l'aéroport de Sherbrooke, M. Bélanger attire l'attention sur les installations aéroportuaires de Bromont, particulièrement bien situées et développées à son avis.
Le leadership
Bien sûr, si les acteurs régionaux misaient plus sur la concertation, il faudrait sans doute s'assurer que tous en ressortent gagnants, sans quoi la solidarité espérée pourrait être de courte durée.
«C'est normal que les MRC souhaitent attirer le plus d'entreprises possible sur leur territoire respectif, convient Gilles Bélanger. Par contre, ça amène plus d'actions et d'interventions séparées. Il faudrait peut-être qu'une nouvelle forme de leardership soit mise en place, mais je ne sais pas quel genre exactement.»
Cela dit, l'homme d'affaires considère que Magog, Sherbrooke, Granby et Bromont seraient toutes capables de tirer leur épingle du jeu, advenant une véritable mise en commun des ressources de développement.
«Avec ses universités, Sherbrooke serait certainement une place de choix pour les entreprises en démarrage. Tandis que Magog, avec son lac et ses autres attraits, est potentiellement plus attirante pour des entreprises plus matures», suggère-t-il.