Pierre Tremblay

Tremblay demande un moratoire sur les embauches à Destination Sherbrooke

Plus de nuitées, plus de congrès, plus d’activités au Centre de foires : Destination Sherbrooke dresse un bilan positif de la dernière année touristique. À la lumière des données présentées mardi, le conseiller Pierre Tremblay a demandé un moratoire sur les embauches et les renouvellements de contrats à Destination Sherbrooke.

Parmi les faits saillants présentés par le directeur général de Destination Sherbrooke, Denis Bernier, notons une augmentation de 4 points de pourcentage du taux d’occupation à Sherbrooke. À 55 %, ce taux d’occupation est supérieur à celui des Cantons-de-l’Est, à 44 %.

Le Centre de foires, lui, a accueilli des activités pendant 252 jours en 2017, contre 161 en 2016. Le nombre de visiteurs a pourtant chuté, passant de 140 488 il y a deux ans, à 138 156 l’an dernier. Denis Bernier se réjouit tout de même de ces statistiques, citant la place Bonaventure à Montréal, qui compterait 200 jours d’activité chaque année. »

Sherbrooke a reçu 117 congrès en 2017, recevant 5 % plus de participants, mais le nombre de nuitées générées a diminué de 1,5 %.

M. Bernier a par ailleurs noté que 56 % des personnes passées au Bureau d’information touristique ont reçu des renseignements concernant les murales.

« Autant pour le tourisme d’affaires que le tourisme d’agrément, nos indicateurs sont en hausse », dit-il.

Le conseiller Pierre Tremblay a déploré ne pas avoir les états financiers de Destination Sherbrooke, qui doivent être présentés en mai ou en juin, en même temps que le bilan des activités. « Puisque les organismes paramunicipaux font l’objet d’une vérification par la vérificatrice générale, je propose un moratoire sur toute embauche et tout renouvellement de contrat à Destination Sherbrooke. »

M. Tremblay a indiqué que la Ville cherche de l’argent pour réparer ses rues mais qu’elle dépense dans le tourisme.

« Pour un investissement municipal de 3 M$, les retombées touristiques sont environ de 200 M$. Le rapport à l’investissement est fort intéressant. Nous respectons l’opinion de M. Tremblay, mais nous sommes en désaccord avec lui. L’embauche du personnel, avec tout le respect que je dois au conseil municipal et à M. Tremblay, ça appartient au C.A. de Destination Sherbrooke », rétorque Denis Bernier.

« Pas d’urgence »

Aucune embauche n’est prévue à Destination Sherbrooke.

« Je ne vois pas l’urgence d’agir, même s’il y a lieu d’en discuter dans un lac-à-l’épaule », a commenté Julien Lachance.

L’ancien président de Destination Sherbrooke, Rémi Demers, a souligné que les bonnes statistiques soulevées dans le bilan des congrès et du Centre de foires étaient intéressantes, surtout dans un contexte où la compétition est très forte, notamment avec Drummondville.

« Comme outil de développement économique, le tourisme en est un très important. On ne peut pas se permettre un moratoire sur le développement récréotouristique alors que plusieurs villes et villages investissent davantage », ajoute-t-il.

Chantal L’Espérance estime que le tourisme est un « créateur de richesse qui nous permet de réparer nos routes.

Vincent Boutin a rappelé que Destination Sherbrooke a été l’objet d’une restructuration en 2014. Une douzaine de postes ont été abolis. « Avant de dire que c’est un bar ouvert, il faut peut-être prendre un peu de recul. »

Par souci de transparence, Annie Godbout a dévoilé que le contrat de Denis Bernier avait atteint son échéance et qu’il avait été renouvelé. Le contexte a toutefois imposé une courte échéance.