Élaine Mosconi, d’Intellilab.org, le député Guy Hardy, François Coderre, doyen, Marie-France Bélanger, du Cégep, Marc Sauvageau et Sébastien Houle, de Productique, et le maire Steve Lussier ont participé à l’annonce de la création du Centre d’excellence.

Transfert technologique : un mandat pour Productique

Les chefs d’entreprises appelés à faire face aux défis du changement technologique ont intérêt à inscrire le nom du centre collégial de transfert de technologie du Cégep de Sherbrooke à leur carnet d’adresses.

Productique Québec, qui vient en aide aux entreprises désireuses d’améliorer leur productivité et à stimuler l’innovation, pourra concrétiser son projet de mettre sur pied un Centre d’excellence en gestion de l’entreprise manufacturière innovante.

Cette nouvelle entité, unissant plusieurs partenaires, se voudra un laboratoire de recherche permettant à des entreprises à mieux adapter leurs pratiques aux innovations du monde technologique actuel et futur.

Le gouvernement du Québec accorde une somme de 1 081 460 $ à Productique Québec pour la création du Centre d’excellence en gestion de l’entreprise manufacturière innovante. Cette initiative sherbrookoise a été sélectionnée dans le cadre de l’appel de projets issu de la mesure 14 du Plan d’action en économie numérique, laquelle vise la création de centres d’excellence numérique, a souligné Guy Hardy, député de Saint-François, au nom de la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et ministre responsable de la Stratégie numérique, Dominique Anglade.

Les entreprises et les organismes à but non lucratif évoluant dans les secteurs des technologies de l’information et des communications (TIC) et du numérique et ayant leur établissement au Québec pouvaient, du 21 août au 13 novembre 2017, présenter leur initiative dans le cadre de cet appel de projets.

La mission du Centre d’excellence en gestion de l’entreprise manufacturière innovante vise à développer des pratiques managériales innovantes qui soutiennent les nouveaux modèles d’affaires de la « 4e révolution industrielle ». Une communauté d’entreprises se formera autour d’un living lab. Elles pourront réaliser des activités de recherche et développement ainsi que de créer des prototypes technologiques et de gestion, de les tester et d’en faire la démonstration.

Le centre d’excellence accompagnera également les entreprises dans leurs démarches d’appropriation et d’intégration de nouvelles technologies. Ce projet est évalué à près de 2,2 millions de dollars sur trois ans. Des étudiants du Cégep et de l’École de gestion de l’Université de Sherbrooke seront mis à contribution.

« Productique Québec place Saint-François, mais aussi tout le Québec, au cœur de l’innovation, avec ses clubs numériques et sa communauté de praticiens vouée à la transformation des entreprises intelligentes, a mentionné M. Hardy. Je suis fier que nous soyons ainsi des pionniers dans le domaine de la gestion des entreprises manufacturières innovantes. »

« Le gouvernement du Québec a prévu près de 6,7 millions $ pour la création de neuf centres d’excellence numérique, qui favoriseront le développement de domaines prometteurs associés au secteur des TIC de manière à faciliter la création et la commercialisation de solutions d’affaires numériques et à accélérer le développement de startups et de PME dans différents domaines. »

François Coderre, doyen de l’École de gestion de l’UdeS, et Marie-France Bélanger, directrice du Cégep de Sherbrooke, ont parlé d’une grande victoire pour la région. L’implantation du Centre d’excellence à Sherbrooke fera rayonner la ville bien au-delà de ses frontières.

« Il faut arrêter de travailler en silo, lance Mme Bélanger. Avec le centre d’excellence, nous allons relever les défis de l’économie 4.0. »

« Il aidera les entreprises à travailler en horizontalité avec des partenaires. Il est gagnant d’unir nos forces. Le Cégep et l’UdeS vont tisser des liens encore plus forts. »

« À travers la planète »

Le visage de Sébastien Houle, directeur général chez Productique Québec, s’illumine quand on lui dit que des entreprises voudront se tourner vers son organisme pour profiter des possibilités du transfert technologique possibles grâce au futur Centre.

« Nous allons accompagner nos partenaires vers des pratiques innovantes qui soutiennent le modèle d’affaires de la révolution 4.0 », dit-il.

« Tout cela peut se faire à partir de Sherbrooke, même si l’entreprise veut faire affaire avec des clients à travers la planète. »