Le promotteur François Rebello.

Train Montréal-Sherbrooke : des investisseurs intéressés

L’arrivée d’un train de passagers entre Montréal et Sherbrooke pourrait attirer des investisseurs dans la capitale des Cantons-de-l’Est. C’est du moins la prétention de François Rebello, le directeur de la Fondation Train de nuit. Si le directeur régional d’Olymbec, Robert Drouin, confirme qu’il pourrait penser à changer sa stratégie d’investissement, non seulement à Sherbrooke, mais aussi à Granby et Bromont, Philippe Dusseault, des Immeubles Must Urbain, continuera d’investir dans le centre-ville de Sherbrooke, quoi qu’il advienne.

« Le projet du train pourrait nous amener à revoir notre stratégie d’investissement », dit M. Drouin, tout en se montrant prudent.

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« Une fois que le train sera en fonction, s’il amène de l’eau au moulin, des gens de l’extérieur, nous pourrions revoir notre stratégie d’acquisition. J’utiliserais les mêmes mots que pour Well inc. ou le Quartier Well Sud : l’intention et l’intérêt sont deux choses distinctes. Nous avons de l’intérêt. Nous souhaitons que le projet de train fonctionne et si c’est le cas, nous pourrions être proactifs. »

Pour le moment, Olymbec ne cherche pas nécessairement à acquérir de nouveaux bâtiments. Sa stratégie ne pousse pas l’entreprise à construire ses propres immeubles à l’extérieur de Montréal non plus. 

« À ce moment-ci, on va commencer par remplir ce qu’on a, parce qu’il y a quelques vacances au centre-ville. Le marché a beaucoup tourné au cours des derniers mois. Si le train a des impacts positifs, nous ferions d’autres acquisitions. Mais ce ne sera pas demain matin. Il faudra que le service fasse ses preuves. S’il y a une demande, il nous fera plaisir d’aider les gens à s’installer à Sherbrooke. »

Philippe Dusseault, lui, ne passe pas par quatre chemins. « Ça ne changerait pas grand-chose parce que toutes nos activités sont à Sherbrooke. Notre stratégie d’investissement sera de continuer à frapper au centre-ville. Il est vrai qu’un train rendrait Sherbrooke encore plus disponible. Nous le voyons positivement, mais ça ne changerait rien pour nous. »

Rappelons que François Rebello estime que la valeur foncière augmenterait autour des gares d’un futur train et prétend que les villes pourraient puiser dans ces gains fonciers pour contribuer au projet. La contribution espérée de la Ville de Sherbrooke s’élève à 3 M$.