Destination Sherbrooke constate que les visiteurs sont déjà au rendez-vous cet été dans la région, à la recherche d’activités extérieures.
Destination Sherbrooke constate que les visiteurs sont déjà au rendez-vous cet été dans la région, à la recherche d’activités extérieures.

Tourisme: «On a un été» - Lynn Blouin

L’été 2020 ne sera peut-être pas un été de records pour l’industrie touristique sherbrookoise, mais elle ne sera pas non plus la catastrophe qu’on appréhendait au printemps dernier.

« On a un été, se réjouit Lynn Blouin, directrice de la promotion et du tourisme d’affaires et sportif à Destination Sherbrooke. En mai, honnêtement, jamais on n’aurait pensé ça. Tout le monde dans l’industrie voyait une phase hyper locale qui serait un peu plus longue. Nous on espérait qu’à la mi-juillet ça commencerait à bouger. Ç’a finalement commencé en juin. »

Tant sur les pistes cyclables qu’au bureau d’information touristique, dès le mois de mai on a constaté que les visiteurs étaient au rendez-vous.

Les tours guidés à bord du Sherbus, lancés au début juillet, connaissent d’ailleurs un achalandage tel qu’on a dû ajouter une journée les jeudis pour répondre à la demande. Outre les Estriens, on y a vu des gens de la Gaspésie, du Lac-Saint-Jean, du Centre-du-Québec et de la Rive-Sud, relate Mme Blouin, qui était présente marge mardi matin au lancement du circuit La Sherb-histoire en kayak dont elle a salué le côté innovateur.

Les deux circuits pédestres guidés du Musée d’histoire de Sherbrooke connaissent le même engouement, témoigne son directeur général David Lacoste. Si bien que là aussi on a dû ajouter des dates pour répondre à la demande. 

« On voit que les gens recherchent beaucoup tout ce qui est extérieur, reprend Lynn Blouin. On sent qu’ils cherchent des choses à faire. Je pense que tout ça les a sensibilisés à regarder un peu plus autour d’eux dans un premier temps. »

Selon Mme Blouin, les festivals, le train touristique Orford Express et le centre culturel Uplands mis à part, tout le reste de l’offre régulière est en fonction à Sherbrooke. Les restaurateurs s’en tirent généralement bien et les hôtels commencent à retrouver des clients. 

« Sur le site de Destinations Sherbrooke, le « Où dormir » était en hausse de 66 % la semaine dernière, rapporte-t-elle. C’est encourageant parce que ce sont les hôtels qui vont probablement le plus souffrir avec le tourisme d’affaires qui n’est plus là. »

Lynn Blouin constate par ailleurs d’un bon œil une nouvelle façon de collaborer dans la région. 

Lynn Blouin

Les Sherbrookois par exemple ont reçu cette semaine une brochure de road trip gourmand préparée par Destination Sherbrooke avec les régions de Coaticook et de Memphrémagog.

« On a ouvert des canaux différents, dit Lynn Blouin. On travaillait déjà avec des attraits, mais avec des territoires, c’est la première fois. Le road trip gourmand, c’est un projet commun qui a super bien été et qui va continuer. Peut-être que [la COVID] va avoir cassé des moules pour bien du monde dans la façon de penser. Il faut en tirer profit. »

Tout en se disant bien consciente que les nombreux festivals qui animent habituellement Sherbrooke de juin à septembre écoperont cette année, Lynn Blouin se montre néanmoins confiante pour la suite et invite les visiteurs à mettre la région sur leur itinéraire. « Si deuxième vague il y a, au moins si on a pu avoir un été, nos entreprises pourront se refaire un peu. »