Il faut pourvoir environ 800 postes en vue de la saison touristique hivernale dans les Cantons-de-l’Est. On recherche notamment des cuisiniers.

Tourisme: 800 postes à pourvoir cet hiver

Environ 800 postes sont à pourvoir pour la saison touristique hivernale qui vient dans les Cantons-de-l’Est. Ces postes sont majoritairement dans les secteurs de la restauration, de l’hébergement, des loisirs et du divertissement. On recherche ardemment des préposés à l’entretien de sites, de sentiers et de bâtiments, des moniteurs et des animateurs, ainsi que des cuisiniers et des préposés à l’entretien ménager.

La rareté actuelle est due, entre autres, à une performance touristique en progression de 38 % dans la région depuis 2015, rapporte Tourisme Cantons-de-l’Est (TCE) dans un communiqué de presse. Par conséquent, la demande de main-d’œuvre a augmenté de 19 % pour la même période.

L’organisme de promotion appuie l’initiative de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec (AITQ) lancée pour valoriser les emplois en tourisme par une campagne médiatique panquébécoise en misant sur les avantages de travailler en tourisme.

Dans les Cantons, 2112 entreprises emploient 20 000 personnes, soit 11 % de tous les postes de la région. L’industrie touristique est le quatrième employeur en importance après le commerce de détail, le secteur manufacturier et les soins de santé, selon les dernières données compilées par le ministère du Tourisme.

« Le secteur touristique dans les Cantons-de-l’Est génère des dépenses de plus de 900 M$. Pour le développement de notre secteur et l’avenir de l’attractivité de notre région, il est primordial de valoriser les emplois de notre industrie », souligne Jean-Michel Ryan, président de Tourisme Cantons-de-l’Est.

« Nous saluons la démarche de l’Alliance de l’industrie touristique et nous croyons que ceci est le début de plusieurs actions qui viendront renforcer le choix d’une carrière en tourisme. »

Il existe 400 différents types d’emplois, il y en a vraiment pour tous les goûts, ajoute la directrice générale de TCE, Francine Patenaude. « Vous aimez les défis? Les gens? Travailler dans un hôtel, une station de ski, un événement, un restaurant, voilà quelques-unes des opportunités qui s’offrent dans l’industrie touristique. »

Les personnes intéressées à travailler dans cette industrie peuvent consulter le site monemploientourisme.com, poursuit-elle.

Les Cantons-de-l’Est occupent le quatrième rang des régions du Québec les plus visitées avec 10,3 millions de visiteurs, 6,5 millions de nuitées et des dépenses de 909 M$ en 2017.

15 000 emplois au Québec

À l’échelle de la province, on estime que 15 000 emplois sont à pourvoir pour faire vivre l’expérience hivernale. L’industrie du tourisme se mobilise pour valoriser l’emploi de cet important secteur économique, annonce l’AITQ.

Le tourisme est en plein essor au Québec et il est le troisième produit d’exportation après les aéronefs et l’aluminium. Les recettes ont augmenté de 4,9 % en 2018, pour s’établir à près de 16 milliards $, par rapport à l’année précédente.

Pas étonnant d’apprendre que la pénurie de main-d’œuvre actuelle à travers le Québec demeure une source d’inquiétude pour les exploitants de centres de ski. À l’approche de la haute période des fêtes, les stations de ski doivent ainsi faire preuve de créativité et d’audace pour être en mesure de combler les besoins en main-d’œuvre cet hiver.

Des approches inspirantes sont d’ailleurs déployées au sein de stations de ski, par exemple Tremblant, qui s’est vu décerner le prix de l’innovation en matière de ressources humaines pour avoir mis en place un modèle « de partage du personnel interdépartements », indique pour sa part l’Association des stations de ski du Québec et de l’industrie.

Parmi les autres pratiques innovantes, soulignons la rémunération globale combinée à des horaires de travail flexibles qui permettent aux travailleurs de profiter de leur lieu d’emploi comme terrain de jeu pour pratiquer les activités récréatives préférées comme le ski, la planche à neige, le vélo hivernal ou encore la glissade. On observe également un mouvement vers une stratégie de garantie des heures travaillées, dans un contexte de conditions météo variables.