Me Marie-Claude Rioux, Me Marc Vaillancourt, Pascal Kaluzny, Pierre Harvey et Emmanuel Rutman ont rencontré les 27 Vermontois venus pour tisser des liens d’affaires avec des instances sherbrookoises.

Tisser des liens d’affaires avec le Vermont

Vingt-sept personnes issues du domaine économique de l’État du Vermont sont débarquées à Sherbrooke, lundi, pour visiter les installations technologiques de la ville. Si la majorité d’entre eux n’avaient jamais mis les pieds en Estrie, ils sont repartis impressionnés, selon Pierre Harvey, qui avait organisé la rencontre.

C’est lors d’une mission en Nouvelle-Angleterre avec l’accélérateur d’entreprises technologiques que des Vermontois avaient manifesté leur désir de venir à Sherbrooke. « L’objectif ultime, c’est de leur permettre de découvrir notre niveau de technologie dans certains domaines très spécifiques, explique Pierre Harvey. Nous sommes allés visiter l’Université de Sherbrooke, le centre de recherches qui produit des isotopes contre le cancer, entre autres, ainsi que des manufacturiers que je trouvais spéciaux. On a visité Verbom, je les trouvais intéressants car ils font des pièces pour Tesla. D’un autre côté, l’entreprise Royer a réussi à ramener de la production à Sherbrooke alors qu’elle était en Asie, quelque chose d’assez impressionnant. »

Des partenariats pourraient voir le jour entre les instances vermontoises et sherbrookoises. « Ils ont été jetés à terre par les présentations des gens du centre de recherches sur le cancer. La production d’isotopes, c’est quelque chose d’impressionnant. Ils ont découvert des possibilités de collaborer avec le gros hôpital de Burlington et avec l’Université du Vermont », souligne Pierre Harvey.

« C’est un esprit de collaboration et de proximité, poursuit-il. Nous sommes à 1 h 30 de Burlington. Il y a des possibilités de collaboration tant en affaires qu’en recherche scientifique qui peuvent donner des échanges intéressants entre nos deux régions. »

Pierre Harvey déplore que la communauté d’affaires américaine ne connaisse pas Sherbrooke. « C’est un aspect malheureux, je pense, que nous ayons mis de côté le nord-est des États-Unis. L’objectif avec la Chambre de commerce, c’est de recréer ce genre de relations et d’augmenter nos échanges pour faire un commerce de proximité intéressant », indique l’ancien candidat de l’Action démocratique du Québec.

Le Canada pour l’Europe

Pour le président de la Chambre de commerce de Sherbrooke, Réjean Caouette, des entreprises vermontoises pourraient être intéressées à s’établir à Sherbrooke, puisque le marché canadien est plus ouvert vers l’Europe que celui des États-Unis. « Ça se peut fort bien qu’on soit le plateau tournant entre la Nouvelle-Angleterre et l’Europe », analyse-t-il.

D’ailleurs, ce sujet sera abordé mardi prochain, alors qu’un sommet économique Québec – New Hampshire aura lieu à l’hôtel Delta.