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La grignotine fait de l’oeil aux confinés

Louis-Denis Ebacher
Louis-Denis Ebacher
Le Droit
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Plus de grignotines. Trop souvent dans la même pièce. Mauvaise posture. Les «petites mauvaises habitudes» ont changé avec le télétravail.

Les Canadiens passent peut-être moins de temps dans leur voiture, depuis le début de la pandémie, mais cela n’a pas mis un terme aux postures et habitudes digne des sédentaires.

Télétravailleur bien avant la pandémie, José Lemay-Leclerc affirme que l’un des premiers «mauvais plis» est celui de rester trop longtemps dans la même pièce de la maison.

De son côté, la nutritionniste Stéphanie Côté aborde régulièrement le «cas des grignotines» lors de ses conférences sur le télétravail. «Le réfrigérateur est proche, on a plus de liberté de manger. Il ne faut pas s’en vouloir d’avoir des fringales. Il faut en être conscient. Pour certains, la nourriture est une façon de se réconforter. Il faut être conscient du réflexe de se tourner vers la bouffe.»

Les périodes de confinement des derniers mois ont provoqué un certain engouement pour le pain maison et les nouvelles expériences culinaires. Les nutritionnistes se réjouissent de cette curiosité renouvelée.

«Mais on achète plus de grignotines», observe Mme Côté. D’où l’importance, dit-elle, d’être conscient de ses petites habitudes, qui répétées quotidiennement, peuvent avoir des impacts sur l’appétit.. et le tour de taille.

Les bonnes habitudes doivent être prises rapidement, car le travail à la maison est là pour de bon. Du moins, partiellement.


« Il faut voir cet espace de travail comme le bureau “régulier”. Quand la journée de travail est finie, c’est fini. On n’y revient pas si ce n’est pas absolument nécessaire. »
Carl Brouillette, ergothérapeute gatinois et président de Globalité

Avantages

Le président de Télétravail-­Québec prédit que le modèle de télétravail s’installera solidement dans les habitudes de ceux qui l’ont découvert bien malgré eux pendant la pandémie.

«La pandémie finira un jour, et [le télétravail] aura un modèle hybride, dit M. Lemay-Leclerc. Les bureaux traditionnels se transformeront en espace d’échanges sociaux et de partage d’idée entre employés. On perçoit le télétravail, en ce moment, comme une sorte de punition parce qu’il est imposé. Mais en temps normal, plusieurs verront ses côtés pratiques. L’habitude de la voiture, matin et soir, plusieurs voudront la perdre à jamais!»

«Des mauvais plis» liés au télétravail, l’ergothérapeute gatinois et président de Globalité, Carl Brouillette, en voit tous les jours. «La posture, dit-il d’emblée. Ceux qui n’ont jamais fait de télétravail vont s’installer sur le sofa ou la chaise de cuisine en pensant que c’est confortable. Plusieurs ont fait l’erreur de ne pas avoir adapté leur espace de travail dans leur résidence.

Rester à la maison semble en inciter plusieurs à faire fi de la routine «d’autrefois». S’habiller, déjeuner aux mêmes heures, établir une routine, même si le salon et la télé sont à quelques pas de l’espace de travail. «Plusieurs choses peuvent nous stimuler ou nous faire sortir de la routine lorsqu’on est à la maison. Plusieurs voient l’ordinateur dans le coin, le soir, et se disent : “ah, je vais faire quelques travaux pour demain, c’est juste à côté”. Il faut voir cet espace de travail comme le bureau “régulier”. Quand la journée de travail est finie, c’est fini. On n’y revient pas si ce n’est pas absolument nécessaire.»