Cinq nouveaux coordonnateurs ont été embauchés chez Synergie Estrie pour desservir les MRC. Sur la photo, Hugues Grimard, président de la TME (table des MRC de l’Estrie), Karine Thibault, coordonnatrice économie circulaire de la MRC des Sources et Antoni Daigle, coordonnateur économie circulaire de Sherbrooke. 2e rangee : Isabelle Rioux, coordonnatrice économie circulaire - MRC du Granit, Cynthia Corbeil, coordonnatrice économie circulaire - MRC de Coaticook, Ana Oliveira, coordonnatrice économie circulaire - CLD du Haut-Saint-François, Léontine du Reau, coordonnatrice économie circulaire - MRC de Memphrémagog et Pascale Roy, coordonnatrice économie circulaire - MRC du Val-Saint-Francois.
Cinq nouveaux coordonnateurs ont été embauchés chez Synergie Estrie pour desservir les MRC. Sur la photo, Hugues Grimard, président de la TME (table des MRC de l’Estrie), Karine Thibault, coordonnatrice économie circulaire de la MRC des Sources et Antoni Daigle, coordonnateur économie circulaire de Sherbrooke. 2e rangee : Isabelle Rioux, coordonnatrice économie circulaire - MRC du Granit, Cynthia Corbeil, coordonnatrice économie circulaire - MRC de Coaticook, Ana Oliveira, coordonnatrice économie circulaire - CLD du Haut-Saint-François, Léontine du Reau, coordonnatrice économie circulaire - MRC de Memphrémagog et Pascale Roy, coordonnatrice économie circulaire - MRC du Val-Saint-Francois.

Synergie Estrie se déploie dans les sept MRC

Simon Roberge, Initiative de journalisme local
Simon Roberge, Initiative de journalisme local
La Tribune
Après un projet pilote de deux ans à Sherbrooke et dans la MRC des Sources, le projet Synergie Estrie est maintenant offert dans les sept MRC de la région. Cinq nouveaux coordonnateurs ont été embauchés pour desservir les MRC du Granit, du Haut-Saint-François, de Memphrémagog, de Coaticook et du Val-Saint-François.

Synergie Estrie propose ses services aux entreprises pour trouver des manières de réutiliser certaines matières et ainsi éviter les pertes. Elle met de l’avant les principes de l’économie circulaire pour améliorer l’efficacité, la rentabilité et l’écoresponsabilité des entreprises.

« Les matières résiduelles d’un deviennent les matières premières de l’autre, résume Hugues Grimard, président de la Table des MRC de l’Estrie. On a beaucoup d’attente par rapport à ce projet et ça peut amener beaucoup de retombées économiques pour nos entreprises. Quand on l’a présenté à la Table des MRC, tout le monde voulait embarquer. Le besoin est là. C’est une preuve concrète qu’on peut travailler ensemble. »

Cette deuxième phase nécessite un investissement total de 1 587 174 $ et comprend une aide de 999 998 $ accordée dans le cadre du Fonds d’appui au rayonnement des régions du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation et à laquelle s’ajoutent les sommes injectées par les MRC.

Un bilan positif

Tout près de 150 entreprises ont utilisé les services de Synergie Estrie d’avril 2018 à mars 2020 sur les territoires pilotes de la MRC des Sources et de la Ville de Sherbrooke. En tout, 88 synergies ont été proposées dont 27 se sont concrétisées. Quelque 173 tonnes de matières résiduelles ont été sauvées de l’enfouissement. Les efforts de Synergie Estrie ont représenté 279 443 $ en gains économiques et 323 288 kg équivalents de CO2 de GES de moins dans l’atmosphère.

« On est vraiment satisfait d’autant plus que la première année était vraiment pour faire connaître le projet, mentionne Karine Thibault, coordonnatrice en économie circulaire à la MRC des Sources. On mettait beaucoup d’énergie sur la communication. À Sherbrooke, c’est plus d’une soixantaine d’entreprises qui sont embarquées dès le premier mois. »

Réunis à Saint-Camille mercredi avant-midi, les responsables de Synergie Estrie ont donné en exemple plusieurs projets pour illustrer les réussites du programme. L’orge déclassée utilisée pour les insectes chez Endosystem ou la jute produite par Café Victoria qui a été envoyée à d’autres entreprises ont été mises de l’avant. Du polyester dont une entreprise devait se débarrasser a finalement servi à la conception de clôture à la Halte des Pèlerins pour protéger des plants contre les chevreuils ou les dindons. La collaboration de cinq entreprises de la MRC des Sources qui se partagent une spécialiste des ressources humaines à temps plein fait également partie des réussites du programme.

« Les possibilités sont infinies parce qu’on sous-estime ce qu’il est possible de faire », admet Mme Thibault.

La laine de mouton

Synergie Estrie tente également de trouver de nouveaux secteurs d’activités. Par exemple, il n’y a aucun débouché au Québec en ce moment pour la laine de mouton.

« Il n’y a aucun lavoir pour laver la laine, explique Karine Thibault. La seule laine qui est transformée au Québec, c’est la laine de très grande qualité. La laine du Québec, c’est de la laine de deuxième catégorie, car nos moutons sont élevés pour la viande. La laine devient donc une perte. Certains vont s’en débarrasser alors que d’autres vont l’envoyer en Ontario et elle sera exportée à 95 % pour faire du feutre ou des tapis. »

Synergie Estrie travaille donc avec une entreprise québécoise qui fait du feutre pour savoir s’il serait possible de lui apporter la laine.

« On étudie la faisabilité pour savoir si quelqu’un pourrait la laver, souligne Mme Thibault. On travaille aussi pour faire l’extraction des huiles lors du lavage qui sont utilisées dans les lubrifiants. Un mécanicien pourrait utiliser un lubrifiant fait à partir de graisse animale pour une porte d’auto par exemple. On regarde aussi pour le développement d’isolants. On va loin. »

Les entreprises sont donc invitées à contacter le coordonnateur en économie circulaire de leur territoire pour obtenir plus d’information sur le projet et sur les services offerts. À noter que les services de Synergie Estrie sont gratuits.