La propriétaire du Spa Eastman, Jocelyna Dubuc
La propriétaire du Spa Eastman, Jocelyna Dubuc

Spa : le bonheur du déconfinement

« C’est le bonheur. On est très heureux », lance d’emblée la propriétaire du Spa Eastman, Jocelyna Dubuc, à la suite de l’annonce du déconfinement immédiat des spas.

« On est prêt depuis des semaines, alors oui, nos bains seront accessibles dès demain (vendredi) », ajoute Mme Dubuc, qui se questionne sur l’interdiction maintenue d’ouvrir les saunas secs et humides.

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« En Europe, c’est ce qui a été déconfiné en premier, car les virus ne survivent pas aux hautes températures et nous maintenons nos saunas à 190 voire 200 degrés Fahrenheit. Peut-être que nos décideurs ont une méconnaissance à ce niveau », enchaîne la propriétaire du spa fondé en 1977.

Le volet hébergement du Spa Eastman était réouvert depuis le 4 juin avec le service de repas aux chambres. Depuis le 15 juin, la salle à manger est accessible. Les soins esthétiques et thérapeutiques, tel que la massothérapie, étaient de nouveau offerts depuis début juin.

« On a aussi recommencé à offrir huit activités par jour, comme le pilates, toujours avec deux mètres de distance entre les participants », précise Mme Dubuc.

Séjours plus longs

La propriétaire se réjouit en constatant que la clientèle est au rendez-vous et que les visiteurs choisissent de passer plus de temps dans son établissement. 

« Les gens réservent des séjours de 7, 18, 21 jours. Au lieu d’aller en Europe, ils viennent chez nous se remettre en forme, bien manger, marcher dans les sentiers », mentionne Mme Dubuc.

« C’est un peu un retour aux sources, les gens restent proches. Et aussi un retour en arrière, car au début de l’histoire du spa, les gens venaient plus longtemps et au fil des ans, les gens étaient plus pressés et venaient juste deux ou trois jours », résume Mme Dubuc qui croit que l’été est prometteur pour son entreprise.

Du côté des bars

L’annonce du déconfinement des bars est bien accueillie par les propriétaires du Liverpool, du Loubards et du Chat Noir.

« On est très contents. Dans notre cas, nous étions déjà ouverts grâce à notre permis de restauration et la section billard était également accessible, mais cette annonce nous permettra de retrouver notre programmation musicale en réintégrant des musiciens sur la terrasse », explique Annie Faucher, copropriétaire du Liverpool. 

Annie Faucher

Elle ajoute que depuis l’ouverture, elle sent un vent de solidarité de la part de la clientèle, qui est au rendez-vous. 

« On ne s’attendait pas à ce que la date de réouverture soit si tôt, donc on doit discuter pour voir comment on va s’organiser, mais on est bien contents », soutient Mario Hudon, un des associés du Loubards, qui est d’ailleurs ouvert depuis une semaine puisqu’il y a une section cuisine l’été. 

Quant à Stéphane Goulet, propriétaire du Chat Noir, il considère la mesure qui oblige les gens à rester assis un peu exagérée. « À mon avis, danser n’aurait fait de mal à personne », exprime-t-il, en précisant avec optimisme qu’il croit que les gens seront au rendez-vous malgré tout. 

Avec Mireille Vachon