Élizabeth Boisclair, conseillère en dotation chez Soprema, admet que la multinationale française doit faire preuve de souplesse afin d’attirer des candidats pour sa nouvelle usine de Sherbrooke.

Soprema en mode séduction

À deux mois de l’ouverture de son usine du parc industriel de Sherbrooke, Soprema est toujours à la recherche d’une dizaine d’employés. Bien qu’elle ait bon espoir de pourvoir tous ses postes d’ici le mois de mai, la multinationale française admet que la pénurie de main-d’œuvre l’oblige à faire preuve de « beaucoup de souplesse » afin d’attirer et conserver ses futurs employés.

L’entreprise, qui se spécialise dans la fabrication de produits d’étanchéité, tenait vendredi une deuxième opération de recrutement à son usine en construction de la rue Robert-Boyd. Au total, près d'une centaine de candidats s’y sont présentés, a indiqué Élizabeth Boisclair, conseillère en dotation chez Soprema.

« La pénurie de main-d’œuvre, on la ressent de façon très claire, admet Mme Boisclair. On sait que chaque candidat qui vient nous rencontrer a le choix entre nous et une quinzaine d’autres emplois. C’est ce qui fait qu’on est en mode séduction. On essaie d’offrir une diversité d’emplois et des conditions qui vont plaire aux gens. »

Parmi ces conditions, Mme Boisclair cite à la fois l’échelle de salaires, ainsi que la souplesse au chapitre des horaires de travail.

« Si on parle du salaire, on parle de taux horaires qui varient entre 14,50 $ et 16,50 $, auxquels il faut ajouter des primes de jour, de nuit et de rotation », indique la porte-parole de Soprema. Les employés de Soprema bénéficient également d’un régime d’assurance collective ainsi que d’un régime de retraite, ajoute-t-elle.

Pour ce qui est de la souplesse des horaires, Mme Boisclair indique que celle-ci vise à favoriser la conciliation travail-famille. « C’est du donnant-donnant. Un employé qui doit s’absenter pour aller chez le médecin ou parce qu’il y a un congé scolaire peut le faire tout en reprenant ses heures à un autre moment », dit-elle.

Soprema est actuellement à la recherche de cinq opérateurs, deux électromécaniciens et trois caristes pour son usine de Sherbrooke. « Nous allons former nos gens à l’interne. Donc, on n’a pas d’exigences spécifiques. On cherche davantage de gens qui ont de l’expérience en usine. On cherche des gens qui sont motivés à apprendre et à l’aise avec les systèmes automatisés. Ils doivent aussi être prêts à être polyvalents et autonomes », énumère Mme Boisclair.

En recherche d’emploi
Parmi la soixantaine de candidats venus porter leur curriculum vitae vendredi, John Quinones était probablement l’un des plus qualifiés.

Originaire de Colombie et arrivé au Québec en 2014, celui-ci détient en effet un diplôme d’ingénieur industriel de son pays d’origine. Afin d’accroître ses chances de trouver un travail, M. Quinones dit avoir complété une formation au Cégep de Sherbrooke en logistique.

« Je sais qu’il y a une pénurie de main-d’œuvre, alors je regarde les opportunités d’emplois qu’il y a un peu partout, a-t-il indiqué à son arrivée à l’usine. Je connais Soprema, je sais que c’est une grande compagnie. Je viens voir s’il y a des débouchés pour moi ici, soit dans mon domaine ou encore comme ingénieur. Comme c’est une compagnie qui est en expansion, j’espère pouvoir trouver quelque chose qui me convient », a-t-il exprimé.