Marie-France Delage, directrice générale adjointe à la Ville de Sherbrooke : « Sherbrooke continue son approche de développement par filières clés. Nous pourrons ainsi miser sur l’exceptionnelle qualité de vie, un critère recherché auprès des travailleurs. »

Sherbrooke veut être le 3e pôle en développement économique

Sherbrooke a dévoilé sa vision de développement économique pour les années 2019-2025. Elle repose sur six orientations qui pourraient permettre de faire de Sherbrooke le troisième pôle de développement économique du Québec.

« C’est une richesse d’être une ville du savoir et il a été établi qu’il serait important que Sherbrooke continue son approche de développement par filières clés. Nous pourrons aussi miser sur l’exceptionnelle qualité de vie, un critère recherché auprès des travailleurs. Nous pourrions aussi travailler pour l’augmentation des salaires. C’est particulier de le nommer, mais c’est un enjeu important qui vient de notre héritage industriel et préindustriel. Il est possible d’agir sur cet axe », lance Marie-France Delage, directrice générale adjointe à la Ville de Sherbrooke.

« Nous pourrions également diffuser nos bons coups pour les faire connaître, mais aussi pour les célébrer. »

Parmi les autres aspects sur lesquels travailler, le document nomme une desserte de transport en commun efficace et la création d’un observatoire économique municipal.

L’énoncé de vision stipule qu’en 2025 « Sherbrooke sera un modèle de développement économique et écoresponsable en misant sur son pôle du savoir, sa créativité et ses valeurs de collaboration au profit de sa communauté ».

Dans les prochains mois, des plans d’action pour chacune des orientations seront élaborés. Il est aussi prévu de déposer un rapport sur la gouvernance pour clarifier les rôles et les responsabilités des organismes de développement économique.

« C’est possible »

À noter que le développement d’un centre-ville densifié, attractif et animé constitue l’une des six orientations.

« Faire de Sherbrooke une des villes les plus prospères au Québec, c’est possible » a lancé le maire Steve Lussier, reprenant un de ses engagements de campagne électorale.

Pour Annie Godbout, qui a participé à l’ébauche de cette vision stratégique, le document deviendra un outil d’aide à la décision. « Les projets sont de plus en plus nombreux et les moyens de plus en plus limités. [...] C’est la première fois que la culture est nommée comme un vecteur de développement économique et j’en suis très fière. »

Paul Gingues, président du comité de la culture, trouve pour sa part la place de la culture trop timide. « Il n’y a pas d’économie qui survit dans une ville sans culture. J’aurais aimé qu’on dise que nous sommes une des seules villes au Québec où la musique est enseignée du primaire à l’université. »

Le directeur général, Daniel Picard, a nuancé que la culture aurait elle aussi son propre plan stratégique.

« Les défis ne manquent pas, mais nous avons une bonne base pour travailler », a ajouté Rémi Demers.

Évelyne Beaudin est heureuse qu’on en arrive à identifier des actions concrètes. « Dans les derniers mois, nous étions dans le mou. J’ai hâte qu’on arrive dans le concret, soit dans la gouvernance des organismes paramunicipaux. »

Pour consulter l’ensemble de la vision et stratégie de développement économique 2019-2025, rendez-vous sur le site de la Ville de Sherbrooke à sherbrooke.ca