Après la 17e, Sherbrooke se dotera d’une 18e murale au cours de la prochaine année.

Sherbrooke aura sa 18e murale en 2019

Sherbrooke aura sa 18e murale l’an prochain malgré l’absence d’investissements dans Destination Sherbrooke en 2019.

Rappelons que les élus sherbrookois ont adopté le budget d’immobilisations 2019 vendredi dernier et que le secteur récréotouristique est le grand perdant. À la ligne réservée à Destination Sherbrooke, on trouve un 0 $ pour la prochaine année, malgré des demandes financières de l’ordre de 3,3 M$.

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Destination Sherbrooke (DS) utilisera donc un budget résiduel de 830 000 $ pour réaliser cette murale, dont les coûts sont fixés à 200 000 $. On ne connait toujours pas l’emplacement de cette nouvelle œuvre.

De ce budget résiduel, une somme de 300 000 $ servira à l’acquisition d’équipements pour le Centre de foires et la place Nikitotek. DS entend également investir 260 000 $ dans l’amélioration des structures d’accueil et d’animation de la Ville et 40 000 $ dans l’amélioration du projet Muralis. Finalement, un 30 000 $ est réservé pour une étude de faisabilité de la vague de surf au centre-ville, à condition d’obtenir le feu vert du ministère de l’Environnement.

« Il y a également d’autres projets qui seront réalisés puisque les sommes étaient déjà engagées en 2018 », souligne Annie Godbout, présidente de DS. Les dépenses affectées pour les années 2018-2019 s’élèvent à 855 116 $.

« C’est sûr que ça a donné un coup aux gens de Destination Sherbrooke quand ils ont su qu’il n’y avait pas d’argent supplémentaire pour 2019, mais je crois qu’il faut rester positif. Ça ne veut pas dire que nos trois projets majeurs sont abandonnés », tient à préciser Mme Godbout, en énumérant la revalorisation de la prison Winter, le spectacle multimédia et le projet Parcours.

Effectivement, selon la conseillère, il serait possible de réaliser l’un de ces projets en cours d’année, advenant une aide financière d’un privé ou d’un palier supérieur de gouvernement.

« Ce n’est pas parce que ce n’est pas budgété qu’on ne pourrait pas réaliser un de ces projets si l’on arrivait à obtenir une subvention par exemple », illustre-t-elle, en concédant qu’il est souvent plus facile d’obtenir de l’argent d’une tierce partie lorsque la Ville donne le coup d’envoi au financement. « Mais on peut toujours s’engager par une résolution du conseil pour confirmer notre intérêt. »

Avant tout, la présidente de l’organisme paramunicipal soutient qu’il est nécessaire que la Ville se dote d’une orientation claire pour guider ses actions en matière de développement récréotouristique.

« À la place d’avoir des projets à la pièce et de mettre plusieurs sommes d’argent en réserve, je crois qu’il faut prendre le temps de bien analyser chacun des projets majeurs au conseil municipal, de se donner une vision, et si l’on décide d’investir nos énergies dans tel ou tel projet, nous pourrons y aller à fond », affirme Mme Godbout.

Le secteur récréotouristique génère des retombées annuelles de 188 M$ et est lié à 3800 emplois directs et indirects à Sherbrooke.