Les négociations se poursuivent entre la Ville et Bitfarms pour de nouveaux travaux qui permettraient d’atténuer davantage les bruits émanant du centre de données.
Les négociations se poursuivent entre la Ville et Bitfarms pour de nouveaux travaux qui permettraient d’atténuer davantage les bruits émanant du centre de données.

Sherbrooke achèterait une partie du terrain de Bitfarms

La Ville de Sherbrooke cherche toujours à conclure une entente pour que la compagnie Bitfarms ajoute une troisième phase à ses travaux pour atténuer le bruit de ses installations de la rue de la Pointe. La Ville en profiterait pour acheter une partie de terrain à Bitfarms au coût de 385 000 $.

Au début juin, la Ville déterminait déjà que les travaux en cours ne suffiraient pas à assurer la quiétude de tous les citoyens, particulièrement ceux du secteur de la rue Denault. Elle souhaitait donc que l’entreprise lance une troisième phase et Bitfarms a accepté de négocier, si bien que des mesures d’atténuation supplémentaires pourraient s’ajouter dans les 90 jours suivants la signature d’une entente. Les travaux à réaliser seraient basés sur l’expertise d’un acousticien et la chaleur des sorties d’air serait déviée. 

En contrepartie, la Ville propose d’acheter une parcelle de terrain de 26 846 mètres carrés appartenant à Bitfarms le long de la rue Cabana.

Le conseiller Marc Denault estime que l’achat du terrain est nécessaire puisque Bitfarms pourrait techniquement y ériger un agrandissement de son centre de données ou un deuxième bâtiment.

Selon un communiqué publié par la Ville, l’entente en cours de négociation ferait que toute augmentation de puissance de Bitfarms au-delà de ce qui est déjà autorisé serait soumise à un nouveau règlement municipal et que la conception des prochaines installations devrait être encadrée par un acousticien.

« L’objectif est de diriger Bitfarms vers le parc industriel ou la rue Léger si elle désire agrandir ses installations. Il y aurait un bienfait écologique à acquérir le terrain boisé et peut-être qu’à long terme, la Société de transport de Sherbrooke verrait un intérêt à acquérir ce lot. Avec l’ajout de services et l’achat de nouveaux autobus, nous aurons peut-être besoin d’espace. Il n’y a toutefois rien de conclu en ce sens pour le moment. Il faut quand même avoir une vision pour les dix prochaines années », commente M. Denault.

Du côté de Bitfarms, on confirme que l’achat du terrain par la Ville émane d’une proposition de la municipalité et que le terrain en question pose des défis de construction. La Ville cherche-t-elle donc à financer en partie les travaux de Bitfarms?

« Si on subventionnait l’entreprise, nous n’aurions rien en échange. Nous proposons plutôt d’acheter le terrain pour une valeur égale ou inférieure à celle du rôle d’évaluation », rétorque Marc Denault.

Il ajoute que la Ville dispose d’une enveloppe annuelle de 1 M$ pour l’acquisition de terrains industriels.

Bitfarms n’est pas en mesure de chiffrer la valeur des travaux d’une éventuelle phase 3 ni de préciser un échéancier potentiel. L’entreprise dispose d’encore suffisamment d’espace dans son usine actuelle, si bien qu’elle n’a pas encore envisagé d’agrandissement.

Bitfarms doit terminer d’ici la fin de la semaine la construction des murs devant les entrées d’air de son usine. Elle mènera ensuite une étude sonore à 360 degrés pour en mesurer l’efficacité. La Ville procédera elle aussi à ses propres tests. 

Dans un communiqué, un des citoyens membres du comité de travail, Charles Miquelon, confirme que le bruit a diminué dans le secteur de la rue Raimbault. « Grâce aux travaux effectués dans les derniers mois, nous avons constaté une amélioration du côté nord de Bitfarms. Cependant, il reste encore du travail à faire pour avoir une quiétude “ normale ” de tous les côtés de l’entreprise, en particulier sur les côtés sud et est. »