Le commerce Serres et pépinières Gagnon Botanix a fermé ses portes vendredi dernier.

Serres et pépinières Gagnon ferment boutique

Après 40 ans, c’est la fin pour Serres et pépinières Gagnon Botanix. Les propriétaires, qui se sont fait surprendre par l’offre d’achat d’un promoteur pour leurs terrains situés sur la rue King Est au printemps, prennent leur retraite plus tôt que prévu.

« La plus grande tristesse que peuvent avoir les copropriétaires Jean-Pierre et Alain, c’est de ne pas avoir de relève », avoue Lyne Chartier-Gagnon la femme du copropriétaire Jean-Pierre Gagnon. « On en a cherché. Ce n’est pas facile d’acheter sur la rue King. Il y a 40 ans, c’était la pleine campagne. Les terrains n’avaient pas la même valeur. De plus, c’est un commerce saisonnier. Ç’a été un bon investissement sans le savoir! » poursuit-elle, mentionnant que son mari Jean-Pierre a 65 ans et qu’Alain, son frère et partenaire d’affaires, a 68 ans. Le terrain, lui, a une superficie de 225 000 pieds carrés.

« On est contents et tristes en même temps, exprime Mme Chartier-Gagnon, qui œuvre au commerce depuis 31 ans. Ce qui était le plus difficile, c’est qu’on le savait, mais on ne pouvait rien dire aux employés tant que l’entente n’était pas signée. Il fallait faire des liquidations, mais les employés ne comprenaient pas pourquoi. On n’avait pas le droit d’en parler. Il y avait un lien de confiance avec eux, il y en a qui sont là depuis plus de 30 ans », explique-t-elle, ajoutant qu’une rencontre avec les employés a été organisée au lendemain de la signature confirmant la vente.

« Il y a des employés qui étaient rendus à l’âge de la retraite, continue-t-elle. D’autres veulent retourner aux études. On dirait que tout s’est bien placé, que ça devait arriver », décrit celle qui s’ennuiera de ses employés. « C’était du bon monde », renchérit-elle.

Comment les clients prennent-ils cette fermeture? « Les gens se demandent à quel endroit ils vont aller. Ils sont tristes, mais contents en même temps. Ils nous souhaitent une belle retraite. Dans l’est de la ville, il n’y a pas de gros centre jardin », analyse Mme Chartier-Gagnon.

Historique

L’aventure de la famille Gagnon a débuté alors que le grand-père de Jean-Pierre et d’Alain et de Bertrand, Ubald, avait démarré une plantation de pommiers à Compton. Son fils Hertel, ses petits-fils ainsi que son arrière-petit-fils, Charles, ont suivi.

À un moment, la famille Gagnon possédait trois centres de jardin : ceux de Compton, de Rock Forest et de Fleurimont. Ils ont été vendus tour à tour.