La fermeture de Sears laisse sans travail les 84 employés du magasin de Sherbrooke.

Sears : c’est terminé à Sherbrooke

L’entreprise Sears est dans le quotidien des Sherbrookois depuis 1973. Malgré le petit nombre d’articles sur les tablettes, le magasin, qui a fermé dimanche, a attiré plusieurs dizaines de clients pour sa dernière journée d’activités.

La fermeture de Sears laisse sans travail les 84 employés du magasin de Sherbrooke. En tout, ce sont 12 000 employés qui devront se trouver un emploi. Claude Dusseault, un ancien employé, s’attriste de la situation.

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Le Sears du Carrefour fermera dimanche

« J’ai travaillé ici de 2008 à 2015. Ça me fait un pincement au cœur de voir le magasin fermer. J’ai parlé à un ancien collègue qui avait 37 ans d’ancienneté. Il n’est pas sûr de toucher tout son fond de pension », déplore l’ancien employé de Sears.

Les déboires de l’entreprise ne datent pas d’hier, selon M. Dusseault. « Je pense que les hauts dirigeants ont manqué à leur devoir de bon citoyen. Ils se sont mis de l’argent dans les poches. Lorsque j’ai commencé en 2008, il y avait déjà des signes avant-coureurs comme quoi ça allait plus ou moins bien. Ça s’est accentué avec les années », analyse-t-il.

Audrey Therrien, 18 ans, vit avec Sears depuis sa naissance. « Je venais tout le temps faire mon petit tour. Je trouve ça plate que ça ferme. Par contre, il y avait de bons rabais. Ce n’est pas le fun de voir le magasin aussi vide », commente-t-elle.

D’autres comme Pierrette Marois ont vécu l’ouverture de ce qui allait devenir un magasin important pour les consommateurs. « On venait beaucoup avant. À la fin, il y avait moins de linge pour les femmes. Ça fait drôle que ça parte, mais c’est la vie. Je vais quand même venir au Carrefour », confirme-t-elle.

Huguette Buisson passait chez Sears tous les jours. « J’aimais le magasin. Ça me fait de la peine de le voir partir. Aujourd’hui, il y a beaucoup de boutiques pour les jeunes, mais pas assez pour les vieilles personnes comme moi. Je ne sais pas où je vais aller pour la suite », s’attriste-t-elle.

Rabais importants

Malgré la tristesse de la fermeture de Sears, les gens semblaient heureux d’acheter leurs articles à rabais. Si les prix n’étaient pas bons au début de la vente de liquidation, beaucoup de gens ont pu économiser quelques dollars dimanche.

Pierre Bérard, qui venait de temps à autre, a su profiter des rabais. « Je suis venu plus par curiosité, mais j’ai réussi à trouver mon compte. Je me suis acheté deux paires de caleçons et 12 crayons et ça m’a coûté deux dollars. Habituellement, ça m’aurait coûté plus de 20 dollars ! », affirme M. Bédard, réjoui.

La fermeture de cette entreprise laissera un trou béant dans le Carrefour de l’Estrie, selon Mme Marois. « Ça va faire un gros trou dans le Carrefour. Je ne pense pas que ça va bien fonctionner dans cette partie-ci du centre d’achat, car il n’y a plus beaucoup de magasins », prévoit-elle.