La présidente et fondatrice du Shack, Josée Parent, affirme que les 18 logements seront prêts dès le mois de juin pour accueillir de jeunes adultes vivant avec des problématiques de santé mentale.

Santé mentale : Le Shack en construction

La première pelletée de terre – ou de neige, devrait-on dire – qui a eu lieu mardi sur le terrain qui accueillera les locaux de l’organisme Mon Shack était symbolique : les travaux sont déjà commencés depuis un moment. Et ils vont si bon train que les 18 logements devraient être prêts à accueillir des locataires dès le mois de juin.

« J’assiste à tous les comités, et je m’assure que tout se déroule dans le meilleur des délais, assure Josée Parent, présidente et fondatrice de l’organisme. Dès juin, les jeunes Estriens de 18 à 35 ans qui vivent avec des problèmes de santé mentale auront accès à ces appartements sous supervision à coût modique, dont le loyer représentera un maximum de 25 % de leur revenu. »

Les locaux du Shack sont en train d’être érigés au 3195 rue du College, à Lennoxville. Les locataires pourront y passer un séjour de 18 à 24 mois, avec possibilité de prolongation jusqu’à trois ans. « Et comme on a une approche systémique et ouverte à la communauté, le jeune qui a transigé chez nous et qui réussit à se trouver un appartement et une place dans la communauté peut continuer à venir bénéficier de nos ateliers. Il ne sera pas pris dans un vide complet de services comme on voit souvent », ajoute Mme Parent.

Parlant d’ateliers, ceux-ci sont déjà commencés, dans des locaux prêts par des organismes lennoxvillois. Les mardis, il y a en alternance un atelier de cuisine et un groupe de marche. Les jeudis, c’est du yoga. Ces activités sont ouvertes à tous les jeunes, qu’ils soient atteints d’un trouble de santé mentale ou pas. « Non seulement ça nous permet de faire de la prévention au sein de la communauté, mais ça nous permet également de contrer la stigmatisation en faisant des activités tous ensemble », souligne Mme Parent.

Les services offerts par Mon Shack sont entièrement bilingues.

Un travail d’équipe

Lors de la pelletée symbolique de mardi, on pouvait se rendre compte de l’intérêt que suscitait le projet : plusieurs partenaires étaient présents, qu’il s’agisse de représentants des gouvernements fédéral, provincial et municipal, ou encore de contributeurs privés.

La Société d’habitation du Québec (SHQ) a notamment accordé une subvention de plus d’un million de dollars à l’organisme dans le cadre de son programme AccèsLogis, et la Ville de Sherbrooke a fait don du terrain de la rue du College, d’une valeur de 365 144 $. La Société canadienne d’hypothèque et de logement a pour sa part contribué au projet à la hauteur de 14 000 $ dans le cadre de son programme de financement initial.

En plus des députés de la région, le conseiller municipal Marc Denault était présent à titre de promaire. « Au cours des quatre dernières années, j’ai eu le plaisir d’être membre du comité de la Sécurité publique, et je sais à quel point beaucoup de temps est investi dans la gestion des problèmes de santé mentale. Ces problématiques touchent 12 % de la population au Québec, et ici en région malheureusement c’est 14 %. D’avoir un organisme comme cela à Sherbrooke, et qui est bilingue en plus, c’est une richesse », a-t-il dit.

Pour avoir une place au Shack, faire un don ou tout simplement s’informer, on peut visiter le www.monshack.ca/.