Le directeur général des Aliments Jardi, Maxime Busseau, et le directeur des ventes et du développement des affaires, Robin Charest, constatent une hausse importante des ventes de produits pour cuisiner.
Le directeur général des Aliments Jardi, Maxime Busseau, et le directeur des ventes et du développement des affaires, Robin Charest, constatent une hausse importante des ventes de produits pour cuisiner.

Retour en force de la cuisine traditionnelle

Preuve que la préparation de nourriture réconfortante est mise à l’avant-plan depuis un mois, les étalages des épiceries sont vidés à répétition de la farine pour cuisiner pain, biscuits, gâteaux et autres pâtisseries.

Le nombre de visites sur le site Ricardo Cuisine a pratiquement doublé depuis le début de la crise de la COVID-19 et la moyenne de vues quotidienne atteint 1 136 000 pages vues.

Sur les quelque 600 000 visites quotidiennes du site ricardocuisine.com, ce sont les recettes de pâtisserie qui ont la cote.

« Les pâtisseries, les biscuits, les pains sont des recettes très recherchées par les gens qui visitent notre site. Il y a eu autant de trafic sur notre recette de pain blanc depuis le début du confinement, que dans toute l’année 2019 », signale la vice-présidente Image de marque et communication de Ricardo Media, Nathalie Carbonneau.

La nutritionniste et diététiste sherbrookoise Geneviève Arbour de la clinique Nutritive constate ce phénomène qu’elle qualifie de retour aux sources.

« Les gens ont recommencé à faire leur pain. On le constate avec le manque de farine à l’épicerie et la levure qui est devenue une denrée rare. Le pain est très fort comme symbole de vie. On y retrouve le blé qui vient de la terre, l’air pour faire lever le pain, l’eau dans sa composition et le feu pour la cuisson. Il y a un plaisir dans l’odeur du pain qui cuit et dans la satisfaction de prendre le temps de le cuisiner en famille », constate Geneviève Arbour.

Le directeur général des Aliments Jardi, Maxime Busseau, et le directeur des ventes et du développement des affaires, Robin Charest, constatent une hausse importante des ventes de produits pour cuisiner.

La farine en demande

À l’entreprise Aliments Jardi de Sherbrooke, la croissance des ventes de farine est exponentielle.

« Nous avons vendu trois fois plus de farine la semaine dernière que nous en avons vendu au cours des 12 derniers mois. Nous avons trouvé une façon de pouvoir répondre à la demande de nos clients en ajustant nos formats d’emballage. En plus de la farine, la demande à la hausse se fait sentir pour tous les produits qui servent à cuisiner comme les flocons d’avoine ou la cassonade. Nous sommes arrivés avec des solutions rapides pour répondre à la demande par notre flexibilité », explique le directeur des ventes et du développement des affaires aux Aliments Jardi, Robin Charest, dont l’entreprise fait la distribution partout au Québec et en Ontario.

Professeur titulaire au département d’histoire de l’Université de Sherbrooke, Tristan Landry explique que ce retour à la cuisine traditionnelle peut s’analyser entre autres par un désir de transmettre le savoir culinaire.

« La confection de gâteaux ou de biscuits évoque des souvenirs. Plusieurs familles sont confinées ensemble, alors elles ont le temps de cuisiner et de transmettre cette mémoire collective. Le fait que la zone du goût et de l’odorat soit placée à côté de celle de la mémoire dans le cerveau pourrait aussi être aussi une hypothèse qui explique ce phénomène du retour à la cuisine dite plus traditionnelle. Les mets traditionnels sont souvent la dernière chose qui reste des nouvelles générations issues de l’immigration. Ils ne parlent plus la langue ou n’adoptent plus les coutumes de leurs ancêtres, mais ils cuisinent encore les mets typiques », souligne Tristan Landry.