Selon un rapport réalisé par l’équipe économique de Desjardins, l’an dernier, la province comptait un peu plus de 20 000 restaurants à service complet et à service restreint (comptoirs). Et environ 224 800 personnes travaillaient dans ce secteur d’affaires.

Restauration au Québec: un chiffre d’affaires en hausse de 6,9%

Malgré plusieurs fermetures, le secteur de la restauration au Québec a affiché dans l’ensemble en 2017 une bonne mine avec un chiffre d’affaires d’environ 12,8 milliards $, soit une augmentation de 6,9 %.

Selon un rapport réalisé par l’équipe économique de Desjardins, l’an dernier, la province comptait un peu plus de 20 000 restaurants à service complet et à service restreint (comptoirs). Et environ 224 800 personnes travaillaient dans ce secteur d’affaires. 

Lorsqu’on observe l’évolution des ventes au fil des dernières années, les restaurants à service complet ont connu une augmentation de 6,2 % par rapport à 2016 et pour ceux à service restreint la hausse a été de 3,7 %. Les services spéciaux ont vu leurs recettes grimper de 5,5 % alors que les bars ont enregistré une diminution de 5,3 %.

«Il y a un glissement graduel des ventes dans les bars et les débits de boissons au cours des dernières années. Plusieurs facteurs ont joué en défaveur de ces établissements : on peut penser que le vieillissement de la population, le rythme de vie plus trépidant et que la loi sur le tabagisme ont induit des changements dans les comportements des consommateurs et, de cette manière, ils ont pu influencer l’achalandage à la baisse», explique dans son analyse Joëlle Noreau, économiste principale.

Sans surprise, Desjardins estime que le secteur de la restauration pourrait souffrir du manque de main-d’oeuvre au cours des prochaines années. Surtout que le nombre de salariés dans cette industrie à progresser de façon continue depuis 10 ans dans la province, «sauf en 2014 où un léger recul avait été enregistré».

Selon une étude de Tourisme Canada, en 2020, 8713 postes ne pourront pas être comblés à travers le Canada en raison du manque de travailleurs dans ce secteur. Ce nombre grimpera à 13 809 en 2030 et à 18 943 en 2035.

Du côté des faillites, 263 restaurants au Québec ont fermé en 2017, comparativement à 310 en 2016 et 303 en 2015.

Pour les prochaines années, Desjardins estime que la multiplication des options de repas préparés dans les épiceries et les magasins à grande surface continuera de changer la donne. En raison notamment du côté pratique de cette offre, du coût abordable et de l’absence de pourboire. 

«Il faut donc que l’expérience vécue ou, encore, l’aspect pratique qu’offrent les restaurateurs soit imbattable pour rivaliser avec les propositions qui foisonnent ailleurs sur le marché», note Mme Noreau.

Selon Desjardins, 2018 devrait être également une bonne année pour le secteur de la restauration.