Recherche: de meilleures années à venir au Cégep

Après des années de vaches maigres, il est permis d'espérer des jours meilleurs en recherche du côté du Cégep de Sherbrooke. Des changements et des projets se profilent à l'horizon, assure Julie Dion, conseillère pédagogique au soutien à la recherche au Cégep.

« Après les coupes budgétaires dans le réseau, nous avons connu une baisse de l'activité en recherche, explique-t-elle à La Tribune. Elles ont affecté certains projets. »

« Nous avons dû nous concentrer sur la mission d'enseignement. »

Mme Dion réagissait à la position du Cégep de Sherbrooke dans un classement pancanadien sur les revenus de recherche accumulés par des institutions collégiales au pays.

Rappelons qu'il occupe le 50e rang de ce palmarès de Research Infosource, qui a été publié le Canada's Top 50 Research Colleges List. On évalue les revenus à 1 179 000 $ en 2016, contre 1 125 000 $ l'année précédente. Malgré cette hausse de 4,8 %, le Cégep de Sherbrooke est quand même passé de la 49e à la 50e position.

Le Cégep de Sherbrooke fait partie des 150 institutions collégiales au Canada qui génèrent des revenus de recherche, précise-t-on.

« Nous sommes au 50e rang, mais nous avons déjà été plus haut que ça, assure Mme Dion. Nous avons occupé le 36e rang sur 150. C'est quand même bon. »

« On peut toutefois s'attendre à ne pas être dans les cinquante premiers l'an prochain parce que nos revenus de recherche seront probablement encore à la baisse. »

Mais des efforts et des changements de profil des enseignants d'une nouvelle génération pourraient changer la donne, ajoute-t-elle. « On remarque une augmentation des subventions en recherche », plaide-t-elle.

« Nos nouveaux enseignants qui sortent de l'Université ont souvent des maîtrises, des fois des doctorats, et sont plus habitués à la recherche. Ils veulent faire des recherches et le demandent lors du processus d'embauche. On entend ça de plus en plus. C'est encourageant pour l'avenir. On revient aux budgets qu'on avait avant. »