L’entreprise RaySecur, une PME qui commercialise un « scanner de bureau » permettant de vérifier le contenu d’enveloppes et de petits colis afin de s’assurer qu’ils ne présentent aucun danger pour les personnes qui les ouvriront ou qui les manipuleront, a choisi de s’installer en sol magogois. Sur la photo, le directeur de l’entreprise Éric Giroux explique le fonctionnement de l’appareil au dg de Magog Technopole André Métras et à la ministre fédérale du Développement international Marie-Claude Bibeau.

Raysecur s'installe à Magog

Le pouvoir d’attraction de Magog auprès des entreprises du secteur des technologies de l’information et des communications (TIC) semble se maintenir. Vendredi, une nouvelle entreprise œuvrant dans le domaine des TIC, RaySecur, a justement annoncé son arrivée en sol magogois.

Directeur général de Magog Technopole, André Métras a affiché sa fierté en dévoilant que RaySecur avait choisi de s’installer à Magog. La communauté TIC de la ville compte désormais plus de 50 entreprises.

« RaySecur s’arrime parfaitement à la filière de la sécurité qu’on est en train de développer à Magog, a fait valoir M. Métras. Ce qui est stimulant également, c’est que cette PME a des visées internationales. »

La PME commercialise un « scanner de bureau » qui permet de vérifier le contenu d’enveloppes et de petits colis afin de s’assurer qu’ils ne contiennent rien de dangereux pour les personnes qui les ouvriront ou qui les manipuleront. L’appareil en question utilise « une technologie révolutionnaire de balayage optique par ondes millimétriques ».

Grand patron de RaySecur, Éric Giroux rappelle que de nombreuses personnalités aux États-Unis ont reçu par la poste des enveloppes qui contenaient des substances inconnues et menaçantes ces dernières années. « Ce type d’événement m’a démontré que la poste était le maillon faible de la sécurité », note-t-il.

Évidemment, le grand marché américain attire RaySecur. Son intérêt pour celui-ci explique d’ailleurs en bonne partie sa présence à Magog, laquelle est située à environ 30 kilomètres de la frontière canado-américaine. La PME espère notamment obtenir une certification de la part du gouvernement des États-Unis, ce qui lui ouvrirait les portes de plusieurs organisations au pays de l’Oncle Sam.

Mais la proximité du marché américain n’est pas l’unique raison ayant poussé la PME à s’implanter à Magog. En effet, la filière de la sécurité en développement dans cette ville a beaucoup intéressé l’entreprise.

Un coup de pouce

Jugeant prometteur le produit mis en marché par RaySecur, le gouvernement fédéral a décidé de procéder à l’achat de quelques appareils, dont un modifié pour répondre à des besoins spécifiques, par l’entreprise de son Programme d’innovation construire au Canada.

Le contrat signé avec le gouvernement canadien est d’une valeur de 526 000 $. Il permettra la mise à l’essai de l’appareil par l’Agence des services frontaliers du Canada, Affaires mondiales Canada et Service correctionnel Canada.
« Notre objectif est d’offrir un premier marché à cette entreprise », note la ministre du Développement international et de la Francophonie du Canada, Marie-Claude Bibeau.

Mme Bibeau affirme que le gouvernement canadien n’a d’autre choix que de se prémunir contre la menace terroriste, toujours plus importante à notre époque. « On doit malheureusement prendre des mesures antiterroristes nous aussi », reconnaît-elle.