Le directeur des ventes et des cahiers spéciaux à La Tribune, Alain Leclerc, la directrice du Centre de services régionalisés de l’Estrie au ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale du Québec, Manon Labonté, et le directeur général d’Actions interculturelles, Mohamed Soulami, ont présenté la deuxième édition de la Foire diversité emploi.

Quelque 5000 emplois à offrir à la Foire diversité emploi

Le marché de l’emploi a bien changé. Lorsque la Foire diversité emploi a ouvert ses portes il y a cinq ans, les travailleurs qui cherchaient des emplois étaient ciblés par l’organisation. Un quinquennat plus tard, c’est tout le contraire : ce sont les entreprises qui cherchent presque désespérément des employés. C’est pourquoi 5000 seront proposés les 1er et 2 novembre au Centre de foires.

Des employeurs tels que les Forces armées canadiennes, Transdev/Limocar et American Biltrite seront en mode recrutement.

La présidente du conseil d’administration d’Action interculturelle, Louise Gagné, assure que le Salon a évolué. « Nous sommes partis d’un besoin de connaître les entreprises. On était en contact pour le placement de nos clients, mais elles étaient mal connues par les bassins d’immigrants. Le bassin, on l’avait chez nous, mais on ne le connaissait pas beaucoup. La population avait l’image que les immigrants bouchaient les trous que les Canadiens ne voulaient pas remplir », rappelle-t-elle.

« Nous, on savait que ce n’était pas ça, poursuit Mme Gagné. Il y avait plein d’immigrants arrivés comme stagiaires qui restaient comme employés. Je rencontrais des gens dans les entreprises qui avaient des emplois vraiment intéressants. »

Les experts voient venir la pénurie de main-d’œuvre depuis au moins 15 ans. « On anticipait, mais on ne voyait pas ce que ça signifiait. On dit que maintenant, la moitié des gens au travail sont en âge de quitter. Ça existait déjà dans des proportions moindres. Malheureusement, les entreprises n’ont pas toujours compris ce que ça impliquait de préparer la relève, ça ne se fait pas tout seul », analyse-t-elle.

Mohammed Soulami, directeur général d’Action interculturelle, parle d’une « opération séduction ». « Pour atteindre l’objectif, c’est une opération séduction de la part des employeurs et de tous les acteurs régionaux. On est tous rassemblés pour dire haut et fort aux chercheurs d’emplois : venez rencontrer les employeurs, voir les opportunités qui s’offrent à vous », résume-t-il.