Le chef Éric Garand et la sommelière Jinny Dufour ont tout récemment ouvert la Taverne 1855, un des quelques nouveaux restaurants à voir le jour au centre-ville de Magog cette année.

Quatre nouvelles tables à Magog

Comptant déjà un bon nombre de restaurants, le centre-ville de Magog deviendra un secteur encore plus attirant pour les gastronomes et les personnes simplement à la recherche d'un lieu pour se sustenter. Deux nouveaux restos ont ouvert leur porte, tout récemment, et au moins deux autres s'ajouteront à court terme au coeur de la municipalité.
Au cours des tout derniers jours, la Taverne 1855 ainsi que le restaurant L'Invito ont ouvert leurs portes. Le premier est situé sur la rue Principale Ouest tandis que le second est voisin du Vieux clocher de Magog.
Bientôt, le restaurant Laurel et Hardy, un bistro de type français, ainsi que la brasserie Les Enfants terribles, une franchise rattachée à un groupe montréalais, recevront également leurs premiers clients.
À la tête de la Taverne 1855 en compagnie de sa conjointe Jinny Dufour, le chef Éric Garand estime qu'il y a de la place pour un nouveau restaurant aux prétentions gastronomiques au centre-ville de Magog. Voilà essentiellement pourquoi il a décidé de se lancer dans cette nouvelle aventure.
« On a aussi regardé du côté de Sherbrooke, mais c'était très difficile de trouver un local correspondant à nos besoins dans cette ville. De toute façon, on croit au potentiel de Magog. Nous avons déjà une bonne clientèle ici et, en plus, beaucoup de touristes passent par là, ce qui est intéressant pour nous », explique celui qui est par surcroît copropriétaire de la table Plaisir gourmand à Hatley.
Éric Garand se déclare également prêt à affronter la compétition, laquelle deviendra probablement plus intense au centre-ville de Magog, compte tenu de l'arrivée sur place d'au moins quatre nouveaux établissements de restauration.
« Chaque nouveau aura son marché, selon moi. Mais, moi, je fais ma route sans trop penser à ce qu'il y a autour. Je vais rester le même cuisinier et, pour m'épauler, j'ai une belle équipe comptant deux sommelières, dont ma conjointe », explique-t-il.
Copropriétaire de L'Invito, Nancy Peltier affirme que son conjoint et elle-même ont choisi d'ouvrir ce restaurant après un « coup de coeur » pour des locaux en bordure de la rue Merry Nord.
« À la place de l'ancien Café Lucas, moi je voyais un resto italien. On a discuté avec le propriétaire des locaux et, en quelques jours, on a signé. J'ai confiance parce qu'on me disait que ça manquait un bon italien dans le coin. Et, en plus, mon conjoint, Martin Cloutier, a 25 ans d'expérience en cuisine », explique-t-elle.
Pour sa part copropriétaire du Laurel et Hardy, Benoît Senécal indique que lui et ses partenaires d'affaires, Samuel Gagnon et Pierre-Luc Bernier, ont l'intention d'offrir des plats de qualité et généreux à des prix très abordables.
« On vise d'avoir un haut volume, lance M. Senécal. Nous, contrairement à certains restaurateurs, on cible vraiment la clientèle locale. De différentes façons, on réussira à couper les coûts et ça nous aidera à proposer de la qualité à prix abordable, une chose recherchée par la clientèle. »
« Une bonne chose pour le centre-ville »
Coprésidente de la Chambre de commerce et d'industrie Magog-Orford (CCIMO), Louise Côté se montre confiante que le marché de Magog est suffisamment important pour accueillir, simultanément ou presque, quatre nouveaux restaurants dans le secteur du centre-ville.
« Je trouve ça dommage de voir certaines personnes affirmer que ça va mal au centre-ville de Magog alors que, dans le fond, ça se passe très bien dans ce secteur de la ville. C'est vrai que les travaux de revitalisation qui s'en viennent à cet endroit, seront une période difficile pour les commerçants, mais on pense que plusieurs seront bien préparés », explique Mme Côté.
Pour démontrer que la présence d'un nombre élevé de restaurants dans un centre-ville peut être bénéfique, la coprésidente de la CCIMO pointe le cas de Trois-Rivières, où de nombreux restaurateurs ont concrétisé des projets durant les 10 ou 15 dernières années.
« Beaucoup de gens vont se promener au centre-ville de Trois-Rivières, vous savez. C'est carrément un happening. Il faut faire en sorte d'attirer les gens et la venue de nouveaux grands chefs chez nous est une bonne chose », indique Louise Côté.
Propriétaire de la Table Alain Roger à Magog, le restaurateur Alain Roger assure pour sa part qu'il n'est pas opposé à ce que de nouveaux restaurants s'implantent au centre-ville. « Mais je pense que, à un moment donné, il faudra réfléchir à ce qu'on veut au centre-ville. Des fois, des commerces plus complémentaires, ça serait une bonne chose. On pourrait travailler sur cette question », déclare-t-il.
Notons en terminant que, si de nouveaux restaurateurs s'installent, d'autres ont quitté durant la dernière année. Les restaurants Le Farandol et La Retenue ainsi que le Café Lucas, qui étaient tous situés au centre-ville de Magog, ont fermé leur porte durant les derniers mois.