C’est parti! Les promoteurs québécois peuvent déposer leur projet de revitalisation pour les terrains appartenant à la Ville de Sherbrooke dans le périmètre du Quartier Well Sud, au centre-ville.

Quartier Well Sud : la Ville dévoile ses critères

C’est parti! Les promoteurs québécois peuvent déposer leur projet de revitalisation pour les terrains appartenant à la Ville de Sherbrooke dans le périmètre du Quartier Well Sud, au centre-ville. Plusieurs des critères rappellent ceux de la première mouture de Well inc. tout en ajoutant un volet de développement durable. Le concept choisi sera dévoilé au début de l’année 2019.

En point de presse jeudi, le maire Steve Lussier et la présidente du comité de revitalisation du centre-ville, Chantal L’Espérance, ont dévoilé les paramètres de l’appel de propositions.

Les promoteurs intéressés devront être du Québec et compter une expérience minimale de 15 ans dans la réalisation de projets. Ils devront prendre en charge la démolition des bâtiments existants. Dans les nouveaux immeubles, au moins 70 000 pieds carrés devront être réservés au Quartier général de l’entrepreneuriat. Les bâtiments devront compter un minimum de quatre étages et un maximum de dix étages. La superficie totale des immeubles devra être d’au moins 140 000 pieds carrés. Une place publique d’au moins 20 000 pieds carrés est aussi souhaitée.

Les promoteurs n’ont pas à respecter tous les souhaits formulés pourvu qu’ils répondent aux critères de base. « Nous avons fait le choix d’être le moins contraignant possible. Tous les projets respectant les exigences initiales seront évalués. C’est la première fois que la Ville de Sherbrooke adopte une façon de faire aussi inclusive. Nous sommes convaincus que cet appel de propositions nous donnera des projets créatifs et innovants », dit le maire Steve Lussier.

Ouvert au Québec

M. Lussier explique que l’appel de propositions est ouvert à l’ensemble du Québec pour obtenir plus de projets potentiels.

La Ville revient avec le concept de stationnement étagé. Celui-ci devrait idéalement compter plus de 650 cases publiques et l’accès devra se faire par les rues du Dépôt et Wellington Sud. L’appel de propositions ne précise pas le mode de gestion du stationnement, à savoir si la Ville rachètera les cases publiques ou si leur gestion sera confiée au privé.

La Ville prévoit toujours investir environ 25 M$ dans le projet, notamment pour les infrastructures souterraines, le stationnement et la décontamination. Les propositions sont attendues d’ici le 8 novembre. La soumission choisie sera présentée au conseil municipal au début de l’année 2019. Une entente d’exclusivité sera signée avec le promoteur choisi pour la signature d’un contrat six mois plus tard. On prévoit 18 mois de travaux à partir de la conclusion du pacte à l’été, pour une livraison au début de 2021.

Les projets seront évalués sur leur caractère innovateur et distinctif, la garantie d’occupation des locaux, pour lesquels une mixité est souhaitée, soit du commercial, des bureaux et du résidentiel, l’échéancier de construction et les principes de développement durable et une certification LEED ou WELL Building Standard.

« Nous croyons que les contribuables ressortiront gagnants et obtiendront de meilleurs projets et, nous l’espérons, de meilleurs prix. Nous avons tenu compte des propos des citoyens entendus lors de la consultation du 31 janvier et nous avons ajouté le concept de développement durable. Nous risquons d’avoir un projet qui est sensiblement différent, mais nous voulons retrouver la qualité du projet précédent », rapporte Chantal L’Espérance.

La sauvegarde de l’Hôtel Wellington ne constitue pas un critère établi par les élus.

Le maire Steve Lussier a dévoilé les paramètres de l’appel de propositions pour un projet privé qui donnera une impulsion au Quartier Well Sud.

Presque identique au projet Well Inc.

Les élus présents au point de presse ont semblé satisfaits du contenu de l’appel de propositions, même s’ils avouent qu’ils auraient tous préféré que d’autres éléments y soient ajoutés.

La conseillère Annie Godbout estime que cet appel de propositions est pratiquement identique au projet Well inc. et sera curieuse de voir les suggestions des promoteurs. « On aurait dû procéder comme ça dès le jour un. Nos besoins n’ont pas tellement changé, alors j’ai hâte de voir ce qui va ressortir. Je m’attendais à quelque chose de différent. Ce sera le même investissement avec les mêmes exigences. C’est avec ça que les citoyens n’étaient pas tout à fait à l’aise. » Elle a entre autres proposé d’en faire un pôle culturel plus fort en déménageant notamment la bibliothèque Éva-Senécal. Elle se rallie néanmoins au projet.

Sur Facebook, Vincent Boutin dit « qu’on le veuille ou non, nous n’aurons pas le choix de comparer avec le projet avorté du consortium ». Il souhaite que la nouvelle mouture crée le même nombre d’emplois que Well inc., soit 300 selon lui.

« J’espère que si des promoteurs sherbrookois n’ont pas 15 ans d’expérience et veulent déposer un projet, ils pourront s’allier à un groupe répondant aux critères question de faire travailler notre savoir sherbrookois! », ajoute-t-il.

Paul Gingues, lui, estime que les choses se font cette fois-ci dans un ordre normal en sollicitant d’abord des projets pour obtenir le meilleur résultat possible. « Le consensus n’existe pas, mais ce que j’aime c’est qu’on fait le processus dans le bon ordre. »

« Il y aura de la place pour bonifier le projet une fois qu’il sera déposé », se réjouit Karine Godbout.