Jocelyna Dubuc est la fondatrice du Spa Eastman.

Quarante bougies pour le SPA Eastman

L'industrie des spas est encore jeune au Québec. Plusieurs des entreprises qui en font partie ont en effet moins de 10 ou 15 ans. Avec ses 40 années d'existence, le Spa Eastman se trouve donc dans une classe à part.
Fondatrice du Spa Eastman, Jocelyna Dubuc espérait évidemment que son entreprise connaîtrait du succès pendant de nombreuses années lorsqu'elle lui a donné naissance. Mais elle aurait difficilement pu prévoir que le Spa Eastman serait devenu un établissement de classe mondiale employant plus de 100 personnes après quatre décennies.
«Même si on rêve de longévité au départ, c'est à la fois étonnant et extraordinaire d'être rendu là après 40 ans, reconnaît sans difficulté Mme Dubuc, une femme passionnée par les soins de santé naturels. Je suis contente de voir le chemin qu'on a parcouru. Je considère qu'on a amené notre mission plus loin.»
Au fil des années, le Spa Eastman et sa fondatrice ont carrément collectionné les prix et les honneurs. Des organisations régionales, provinciales et internationales ont notamment reconnu leur travail.
Apparaissant aujourd'hui comme une visionnaire, Jocelyna Dubuc croit que l'authenticité et la cohérence des actions posées, jour après jour, par le Spa Eastman lui ont permis de faire sa marque.
«On n'a pas axé notre approche sur l'aspect commercial. D'ailleurs, les valeurs de notre organisation n'ont pas changé tout au long des années. On veut offrir à notre clientèle ce qu'il y a de mieux dans les massages, la nutrition, l'entraînement et autres», fait valoir Mme Dubuc.
Expérience marquante
Jocelyna Dubuc raconte qu'une cure de santé vécue à la fin des années 1960, alors qu'elle était enseignante, a radicalement modifié le cours de son existence. «J'avais des problèmes physiques, dont des douleurs aux articulations, note-t-elle. Toutefois, à la fin de ma cure, mes maux étaient disparus. J'ai donné ma démission à l'école et je suis partie en Inde.»
À l'époque, elle a effectué deux longs séjours en Inde. Elle s'est notamment initiée là-bas à la naturopathie, à la thermothérapie, au yoga ainsi qu'à la méditation.
«Je me suis mis à rêver à un endroit où on pourrait favoriser le bien-être des gens. J'avais ce rêve, mais je n'avais pas de modèle à suivre au Québec. J'ai commencé à enseigné le yoga et je faisais des biscuits pour gagner ma vie. En 1977, j'ai lancé mon entreprise, qui fonctionnait seulement les fins de semaine au début.»
Elle raconte qu'un long reportage sur le Spa Eastman, paru dans le New York Times au début des années 1990, a donné un puissant élan à son établissement. «Ça a été majeur, la visibilité que ce texte nous a permis d'avoir», se souvient Mme Dubuc.
Ayant démarré modestement il y a 40 ans, le Spa Eastman compte aujourd'hui 44 chambres et accueille des milliers de personnes à tous les ans. Certains grands spécialistes de la santé, parmi lesquels Richard Béliveau et Jacqueline Lagacé, débarquent régulièrement sur place.