Le Parc Innovation compte pour le moment deux centres de recherche, soit le Centre de technologies avancées BRP et le 3IT.

Projets de résidences et de commerces au Parc Innovation

Le Parc Innovation de l’Université de Sherbrooke, situé en face de l’école du Triolet, prendra de l’expansion et, à long terme, deviendra un milieu de vie, de travail et de divertissement pour ses usagers. Autrement dit, l’Université y construirait des résidences pour étudiants et chercheurs, des commerces de proximité et de divertissement, de même qu’une place publique.

Pour y parvenir, l’Université de Sherbrooke devra obtenir un changement au schéma d’aménagement de la Ville de Sherbrooke, un changement qui doit être approuvé par Québec. C’est que l’affectation des sols y est en partie « industrielle de haute technologie, de recherche et de développement ». 

L’affectation « publique et institutionnelle » y est jugée plus appropriée et permettrait un plus grand nombre de fonctions.

À court terme, ce sont trois bâtiments supplémentaires que l’Université construirait, notamment un parc solaire et un complexe hydrologique.

« Ils veulent élargir le concept du pôle qui est là. Nous sommes actuellement dans un concept où on va étudier et travailler là avant de retourner à la maison. Avec le work, live and play, les gens pourront travailler, étudier, vivre et aller au restaurant sur le campus. Pour ce faire, nous devons revoir les usages qui sont permis », résume le président du comité consultatif d’urbanisme, Le Parc Innovation comme milieu de vie.

« C’est une bonne nouvelle en ce sens que ça bouge sur le territoire de l’Université de Sherbrooke. Saskatoon a mis en place un campus de ce genre-là, donc on s’adapte aux nouvelles réalités », ajoute-t-il.

Vincent Boutin

Selon les documents de la Ville, le modèle serait unique au Québec mais pourrait s’inspirer d’Innovation Place, rattachée à l’Université de Saskatchewan, et du Tech Parks Arizona, de Tucson.

« Ça devient une carte de vente pour attirer des gens de l’extérieur. Je fais un parallèle avec Well inc. Pourquoi SherWeb voulait s’installer au centre-ville? Pour la même chose : le work, live and play. Les gens de ma génération veulent pouvoir vivre, travailler et magasiner dans le même lieu. Ce besoin, l’Université veut le combler », ajoute le conseiller municipal.

Vincent Boutin n’y voit pourtant pas une compétition pour Well inc. « Le projet de l’Université vise une clientèle dans la haute technologie. Ce n’est pas du tout le même concept que Well inc. Je le vois plutôt comme le prolongement du campus de l’Université de Sherbrooke. On cible des étudiants, des chercheurs très spécialisés. Sur Wellington, on est beaucoup plus grand public : des industries, des entreprises dans un domaine beaucoup plus large. Si la Ville veut être compétitive, on n’a pas le choix de se coller à ce qui se fait ailleurs. »

Une consultation publique est prévue le 9 mai à 19 h à l’hôtel de ville.

Le Parc Innovation compte pour le moment deux centres de recherche, soit le Centre de technologies avancées BRP et le 3IT.

 La conseillère Annie Godbout a dû défendre son éthique, lundi soir, après que le citoyen Pascal Cyr eut souligné qu’elle avait octroyé deux contrats à l’entreprise Solutions Wizbusiness inc., dont elle est actionnaire.

Annie Godbout défend son éthique

La conseillère Annie Godbout a dû défendre son éthique, lundi soir, après que le citoyen Pascal Cyr eut souligné qu’elle avait octroyé deux contrats à l’entreprise Solutions Wizbusiness inc., dont elle est actionnaire.

M. Cyr s’est présenté à la période des questions des citoyens pour relever que Mme Godbout avait déclaré une dépense de 712 $, en 2014, pour la conception de son blogue de conseillère, un contrat octroyé à Wizbusiness. En 2016, une somme de 388 $ apparaît pour la réservation du nom de domaine et l’hébergement du blogue.

« Ce sont de petits montants, ce qui les rend d’autant plus discutables. C’est à se demander si Mme Godbout trouve que les conseillers ne sont pas assez payés. Ce n’est pas illégal, mais est-ce éthique? Et pendant votre mois de campagne électorale (NDLR : Mme Godbout sera candidate aux élections provinciales dans Richmond), est-ce que nous continuerons de vous payer votre salaire ou prendrez-vous un sans solde? »

À la seconde question, Annie Godbout a confirmé qu’elle prendrait un congé sans solde cet automne.

« Nous sommes trois actionnaires de Solutions Wizbusiness et l’entreprise offre différents services liés à la technologie, dont l’hébergement de sites web. Mon conjoint n’est pas programmeur. Il embauche des employés. Nous sommes passés par cette compagnie. Je travaille aussi avec Lubie et Axial. Ils me versent donc aussi un salaire. C’est dans mon domaine professionnel d’activités où je connais beaucoup de monde. C’était la simplicité de pouvoir faire affaire avec notre entreprise. Les frais de 300 $ pour l’hébergement et 30 $ pour le renouvellement du nom de domaine, plus les taxes, sont les prix du marché. Ce ne sont pas des services à valeur ajoutée. Ce n’est pas comme si je me faisais un chèque à moi-même. Ce sont des services directs. C’est comme si je louais un téléphone par exemple. »

Dans le même sens, la conseillère a révélé que son entreprise recevrait une aide financière du programme de validation technologique VITE de Sherbrooke Innopole, mardi matin. Mme Godbout siégeait au conseil d’administration de Sherbrooke Innopole au cours du précédent mandat.

« Ce que je comprends, c’est que ce n’est pas la C.A. qui décidait qui avait droit à une aide financière dans ce programme de vitrine technologique. C’est mon conjoint qui mène les projets. Moi je suis restée actionnaire silencieuse de l’entreprise. C’est vraiment son projet d’affaires sur lequel il y a une vitrine technologique. »

Ce projet est un tableau d’affichage sportif innovateur destiné au Complexe Thibault dans lequel l’entreprise et le client ont investi.

« Je ne veux pas m’en cacher. En même temps, mon conjoint avait la possibilité de s’établir à Magog ou Bromont. J’avais un malaise que ce ne soit pas à Sherbrooke. Après, est-ce qu’on doit assumer tous les risques? Il a suivi le processus et je n’ai rien à voir avec la décision qui a été prise. »

Des propositions de noms pour les arrondissements

Si les arron-dissements de Fleurimont et de Lennoxville gardent le même nom, le redécoupage de la carte électorale a poussé la Ville à chercher de nouveaux noms pour les arrondisse-ments 1 et 4. Jusqu’au 29 avril, la population est appelée à voter pour choisir parmi les noms finalistes.

L’arrondissement 1, qui regroupe Brompton, Saint-Élie, Rock Forest et Deauville, a fait l’objet de 287 propositions de nom. Le choix est réduit à « arrondissement des Forêts-et-des-Rivières », « arrondissement de Brompton-Rock Forest-Saint-Élie-Deauville » et « arrondissement Dix/55 ».

L’arrondissement 4 regroupe pour sa part les secteurs du Mont-Bellevue et de Jacques-Cartier. Des 394 suggestions reçues, cinq sont soumises au vote, soit « arrondissement de Bellevue-Beckett », « arrondissement Jacques-Cartier-Mont-Bellevue », « arrondissement de la Rivière-Magog », « arrondissement des Nations » et « arrondissement du Coeur-de-la-Cité ».

Les citoyens pourront voter à l’aide du carton qu’ils recevront par la poste, et qu’ils devront retourner à leur bureau d’arrondissement, ou en se rendant au sherbrooke.ca/arrondissement.

Une recommandation sera soumise au conseil municipal à la mi-mai en fonction des noms qui auront reçu le plus de votes.