Raynald Poirier, président de Gestion Poirier.

Projet de 250 maisons à Omerville

PRIMEUR /Des centaines de nouvelles maisons pourront être construites à Omerville une fois que la Ville de Magog aura accru sa capacité de traitement des eaux usées pour ce secteur. À elle seule, l’entreprise Gestion Poirier souhaiterait réaliser un projet immobilier de plus de 250 unités d’habitation.

Dirigée par l’homme d’affaires Raynald Poirier, Gestion Poirier est propriétaire d’un terrain de près de 30 hectares dans le secteur Omerville, à proximité des rues Lizotte et Saint-Jacques.

Depuis plus de 20 ans, M. Poirier rêve de concrétiser le projet de développement immobilier qu’il a imaginé. La faible capacité de traitement de l’usine des eaux usées d’Omerville a jusqu’ici empêché la Ville de Magog de lui donner le feu vert. Tout prolongement du réseau d’égout est d’ailleurs interdit à l’heure actuelle dans le secteur concerné.

« J’ai très hâte que ça bouge dans notre dossier. Ça fait des années que j’attends après ça. Moi, j’aimerais que la ville avance et je crois que mon projet permettrait ça parce qu’il s’adresserait en partie aux familles avec des enfants en bas âges. Et qui sont ceux qui amènent de l’énergie dans un milieu habituellement, ce sont les jeunes », soutient l’homme d’affaires.

Raynald Poirier révèle discuter avec la Ville de Magog depuis plusieurs mois déjà. Il affirme qu’il sent de l’intérêt pour son projet. Mais il sait également qu’aucune approbation ne pourra être donnée tant que le dossier de la gestion des eaux usées à Omerville n’aura pas été réglé.

Rappelons que la Ville prévoit installer une conduite pour diriger les eaux usées d’Omerville vers son usine de traitement principale, située en bordure de la rue de Hatley. Le projet élaboré coûterait entre 20 et 30 millions $.

« C’est vrai que ce projet de la Ville n’est pas encore officiel, mais ça fait des années qu’il y a des problèmes avec l’usine d’épuration d’Omerville. Je m’attends donc à ce que ce dossier finisse par déboucher dans un avenir pas si éloigné parce que l’environnement prend beaucoup de place aujourd’hui », confie l’homme d’affaires.

Tailles variées

Si son projet se concrétise, Gestion Poirier aimerait rendre disponibles 130 terrains d’une superficie de 510 mètres carrés et moins. Et plus de 60 autres qui s’étendraient sur plus de 600 mètres carrés.

Des maisons relativement petites et des plus grandes ainsi que des constructions multifamiliales seraient érigées dans le cadre de ce projet, dont la réalisation pourrait s’amorcer rapidement après un feu vert de la municipalité.

« On voudrait avoir des maisons plus petites et abordables pour des familles avec de très jeunes enfants ou des aînés à la recherche d’une résidence moins grande. En ce moment, ce ne serait pas permis de faire des terrains aussi petits qu’on le souhaiterait, mais on pense que ce serait une bonne idée d’en proposer pour une partie de la population. À Sherbrooke, ça existe à certains endroits », fait valoir M. Poirier.

L’entrepreneur laisse entendre que le nombre de terrains disponibles pour la construction de maisons abordables, sur tout le territoire de la ville de Magog, n’est pas énorme. La situation qui prévaut à ce chapitre rend, à son avis, son projet encore plus intéressant.