Prix des maisons : la valeur gagne 2,7 % à Sherbrooke

Les prix des propriétés à Sherbrooke ont enregistré une hausse de 2,7 pour cent, par rapport à la même période en 2017 et le prix médian pour l’agrégat des différents types de propriétés à l’étude se chiffre désormais à 255 039 $, révèle l’Étude sur le prix des maisons et les prévisions du marché de Royal LePage, publiée mardi, concernant le troisième trimestre de 2018.

Cette hausse est deux fois moins importante que celle observée dans la région du Grand Montréal, qui affiche le taux d’appréciation de 5,4 pour cent lors du troisième trimestre, un taux plus élevé que celui observé dans les deux autres régions métropolitaines les plus importantes du Canada, soit Vancouver, où une hausse de 3,9 pour cent a été calculée, et Toronto, où un déclin de 0,4 pour cent a été remarqué.

À Sherbrooke, le prix médian des maisons à deux étages a connu une hausse de 2,9 pour cent, tandis que celui des maisons de plain-pied a augmenté de 2,5 pour cent au deuxième trimestre de 2018, pour atteindre 295 552 $ et 218 277 $, respectivement, selon l’Étude.

« Bien que la confiance des consommateurs soit au rendez-vous à Sherbrooke et que la région connaisse une croissance démographique, l’activité ce trimestre a été moins importante comparativement à l’année dernière », souligne Jean-François Bérubé, dirigeant-propriétaire chez Royal LePage Évolution. Selon lui, cette période d’accalmie n’est pas représentative du reste de l’année 2018 et l’activité devrait reprendre lors du quatrième trimestre. « Le marché connaît malgré tout des hausses de prix modérées ce qui ne laisse pas croire à un réel ralentissement du marché », ajoute M. Bérubé.  

En croissance

Par ailleurs, l’économie montre des signes très encourageants. Selon le Conference Board du Canada, Sherbrooke devrait connaître la croissance la plus rapide parmi les villes de taille moyenne au Québec cette année, à 2,1 pour cent.  

Si le marché résidentiel régulier fut moins actif que prévu ce trimestre, celui des résidences secondaires de 550 000 $ et plus près de plans d’eau a continué de montrer une performance supérieure pour un deuxième trimestre consécutif. « Ce segment est activé principalement par la vigueur du marché immobilier montréalais, d’où provient la grande majorité de la clientèle, explique M. Bérubé. Les acheteurs nous arrivent extrêmement bien préparés et préqualifiés, ce qui mène à des transactions souvent rapides. »

Toutefois, dans le cadre du projet de loi 122 du gouvernement du Québec donnant plus de pouvoirs aux municipalités, Sherbrooke a emboîté le pas à d’autres villes du Québec au cours de la dernière année pour augmenter à 3 pour cent le taux d’imposition de la taxe de mutation immobilière pour les propriétés de 500 000 $ et plus. « Nous n’avons pas encore observé d’effets de cette nouvelle politique sur le marché immobilier de Sherbrooke, mais il est certain que ça rajoute des frais additionnels importants aux acheteurs », estime M. Bérubé.  

Au chapitre des ventes, les maisons de plain-pied ont connu une baisse de 4,1 pour cent, alors que les ventes de maisons à deux étages sont demeurées stables lors du troisième trimestre 2018 par rapport à la même période
en 2017.

Par ailleurs, à l’échelle nationale, l’Accord États-Unis–Mexique–Canada devrait engendrer une hausse de la demande alors que les Canadiens retrouvent leur confiance envers le marché de l’emploi et envisagent d’effectuer des achats importants. Et le marché immobilier national devrait connaître une croissance de 1,5 pour cent au quatrième trimestre.