Depuis les deux dernières semaines, les demandes d’aide au Mouvement des chômeurs et chômeuses de l’Estrie (MCCE) ont augmenté. À un point où l’organisme a décidé d’offrir aux prestataires de la PCRÉ une série de formations gratuites à distance afin de vulgariser les différentes modifications apportées au programme par Ottawa.
Depuis les deux dernières semaines, les demandes d’aide au Mouvement des chômeurs et chômeuses de l’Estrie (MCCE) ont augmenté. À un point où l’organisme a décidé d’offrir aux prestataires de la PCRÉ une série de formations gratuites à distance afin de vulgariser les différentes modifications apportées au programme par Ottawa.

Prestation canadienne pour la relance économique : le MCCE offre des formations gratuites

Alain Goupil
Alain Goupil
La Tribune
La fin de la Prestation canadienne d’urgence (PCU) et sa transition vers la Prestation canadienne pour la relance économique (PCRÉ) ont entraîné son lot d’inquiétude parmi les travailleurs qui ont perdu leur emploi en raison de la COVID-19.

Depuis les deux dernières semaines, les demandes d’aide au Mouvement des chômeurs et chômeuses de l’Estrie (MCCE) ont augmenté. À un point où l’organisme a décidé d’offrir aux prestataires de la PCRÉ une série de formations gratuites à distance afin de vulgariser les différentes modifications apportées au programme par Ottawa.

Selon Denis Poudrier, coordonnateur au MCCE, de nombreux avantages ont été ajoutés à la PCRÉ par rapport à la PCU. D’où l’importance de bien les connaître afin que les personnes en situation de chômage puissent en bénéficier.  

« La période de référence est prolongée de 28 semaines, ce qui veut dire qu’ils peuvent reculer jusqu’à un an et demi pour cumuler le nombre d’heures nécessaires. »

Le période d’admissibilité au versement de prestations a aussi été bonifiée. Alors qu’en Estrie, la durée moyenne des prestations était de 15 semaines, celle-ci peut maintenant atteindre jusqu’à 30 semaines, selon les critères d’admissibilité.

« Ce qui veut dire par exemple qu’un travailleur saisonnier, avec 900 heures accumulées, peut aller chercher 28-30 semaines. Ça double le nombre de semaines payables pour l’année à venir. Pour beaucoup de saisonniers, c’est une très bonne chose », reconnaît M. Poudrier.

Mais la modification la plus importante se situe dans le montant minimum de prestations auquel aura droit tout travailleur qui répond aux critères d’admissibilité. Cette prestation minimale est dorénavant établie à 500 $, sans égard à la moyenne du salaire hebdomadaire.

« C’est une grosse différence! dit M. Poudrier. En temps normal, un prestataire avait droit à 55 % de son salaire hebdomadaire. Ce qui voulait dire qu’un travailleur qui gagnait 500 $ par semaine se retrouvait avec des prestations d’environ 260 $ par semaine. Aujourd’hui, ce même travailleur est assuré de recevoir 500 $, ce qui est l’équivalent de son salaire. Ça va aider énormément de gens à passer à travers la crise. », note M. Poudrier.

Les sessions de formation se tiendront les 20 et 22 octobre de 10 h à 12 h sur la plateforme numérique Zoom. Les participants recevront le lien de connexion au moment l’inscription. Pour s’inscrire à l’une de ces séances d’information, il suffit d’écrire au mcce@lemcce.org ou encore appeler au 819 566-5811.