Pour fêter ses 60 ans de fondation, le Comptoir familial a remis 35 000 $ à 13 organismes communautaires de Sherbrooke. Des représentants de chacun de ces organismes ont assisté à la conférence de presse visant à souligner l’anniversaire du Comptoir.

Pionnier de l’économie circulaire : le Comptoir familial souffle 60 bougies

En fondant le Comptoir familial, l’abbé Desève Cormier et l’organisme Caritas ont posé, sans le savoir, l’un des jalons de ce qu’il est maintenant convenu d’appeler l’économie circulaire dans le cadre du développement durable…

C’est ce côté visionnaire et précurseur qu’ont célébré, mercredi, la centaine de bénévoles et d’employés du Comptoir familial, à l’occasion du 60e anniversaire de l’ouverture du premier magasin de l’organisme, inauguré le 26 février 1960. Ce qui en fait l’un des plus vieux organismes de bienfaisance toujours en activité sur le territoire de Sherbrooke.

« C’est vrai que nous sommes un vieil organisme, mais comme disait Félix Leclerc, un vieux pommier ne donne pas de vieilles pommes… », a tenu à rappeler la présidente du conseil d’administration du Comptoir familial, Micheline Larouche, en soulignant à quel point le Comptoir a su demeurer fidèle à sa mission depuis sa fondation.

Cette mission, que l’on peut lire sur une banderole du magasin, est celle de « recueillir des vêtements et autres objets gracieusement donnés pour les vendre à prix minimes. » 

« C’était vrai il y a 60 ans et ça l’est encore aujourd’hui », a précisé Mme Larouche en rappelant qu’on trouve encore aujourd’hui au Comptoir familial des pantalons, des chandails et divers vêtements en très bon état vendus à 1 $.

Au fil des ans, les heures d’ouverture du magasin ont été élargies, passant de 20,5 heures à 33 heures par semaine. En plus de procurer de l’emploi à cinq personnes (trois à temps plein et deux à temps partiel), le Comptoir familial peut aussi compter sur une armée de bénévoles : 100 au total qui fournissent chaque année un total de 25 000 heures de travail. 

Mme Larouche a aussi tenu à souligner que, depuis sa fondation, le Comptoir n’a jamais demandé ni obtenu de subventions gouvernementales pour mener à bien ses opérations. « Toutes nos améliorations, nous les avons financées avec nos propres fonds », a-t-elle précisé en tenant compte du budget de 240 000 $ que gère l’organisme.

Chaque année, le Comptoir réussit même à dégager certains profits, qui sont versés à une dizaine d’organismes dont la mission est d’aider des gens à se prendre en charge. Parmi ces organismes, on retrouve notamment la Chaudronnée de l’Estrie, JEVI, Le tremplin 16-30 ainsi que La cuisine collective Le Blé d’or. 

« L’aide que nous apporte le Comptoir depuis quelques années est très appréciée, a témoigné Solange Rodrigue, directrice générale de La Cuisine collective Blé d’or. Comme notre mission est d’amener des gens à cuisiner, à planifier leurs repas et à se prendre en main, on répond aux critères du Comptoir. Et nous, de notre côté, on recommande régulièrement des gens au Comptoir, lorsqu’ils ont besoin de vêtements ou autres choses. C’est le principe de l’économie circulaire… »  

Pour ses 60 ans, le Comptoir avait prévu distribuer 34 200 $ à 13 organismes de Sherbrooke. Or, ce montant a toutefois atteint 35 000 $ lorsque le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, a annoncé lors de la conférence de presse que la Ville allait « arrondir » la somme à 35 000 $ grâce à un don de 800 $.