Pas d'entente à temps dans la construction

Le syndicat qui représente les travailleurs de la construction a annoncé, un peu après minuit mardi, ne pas avoir été en mesure de conclure une entente pour renouveler les conventions collectives dans les secteurs industriel et commercial-institutionnel.

La loi spéciale, qui avait mis fin à la grève de la construction, le 30 mai dernier, donnait à l'Alliance syndicale et aux associations patronales concernées jusqu'au 30 octobre pour conclure une entente de principe, en médiation.

Or, la médiation s'est conclue à minuit sans qu'une entente n'ait pu avoir lieu, a indiqué l'Alliance syndicale.

Par communiqué, le porte-parole de l'Alliance syndicale, Michel Trépanier, a déclaré que «la partie patronale avait répété qu'elle irait jusqu'à l'arbitrage pour obtenir gain de cause».

Toutefois, l'Alliance syndicale avait déjà réussi à s'entendre avec l'Association des professionnels de la construction et de l'habitation (APCHQ) pour ce qui est de la construction résidentielle et avec l'Association des constructeurs de routes et grands travaux (ACRGTQ) pour ce qui est du génie civil et de la voirie.

Arbitre

La loi 142 prévoit qu'à défaut d'une entente, c'est un arbitre ou un conseil d'arbitrage qui devra déterminer les conditions de travail. Il appartiendra à la ministre du Travail, Dominique Vien, de déterminer les matières qui devront faire l'objet de l'arbitrage.

«Nous espérons maintenant que la ministre, Dominique Vien, ne donnera pas aux patrons ce qu'ils désirent depuis le début, c'est-à-dire un arbitrage sur le temps supplémentaire, les horaires de travail et la reprise des heures perdues pour intempéries», a conclu Michel Trépanier.

La loi spéciale donne des balises strictes à l'arbitre. Ainsi, il devra baser sa décision sur «la capacité de payer des donneurs d'ouvrage, les conditions de travail et l'évolution des taux de salaire de corps d'emploi comparables au Québec et ailleurs au Canada, le maintien du pouvoir d'achat des travailleurs de l'industrie de la construction, l'équilibre entre le besoin de flexibilité dans l'organisation du travail et les contraintes occasionnées par des horaires variables».