La consultation prévue en juin à propos du changement de zonage que souhaite l’Université de Sherbrooke au Parc Innovation est reportée au mois de septembre.

Parc Innovation : Une consultation en septembre

Le zonage du Parc Innovation de l’Université de Sherbrooke fera l’objet d’une consultation publique le 24 septembre. Celle-ci était initialement attendue en juin. Entre-temps, l’Université ouvrira les soumissions pour son laboratoire d’hydraulique vendredi.

Présenté comme un « quartier expérimental », qui se trouverait dans le Parc Innovation, situé entre l’école du Triolet et le chemin Sainte-Catherine, le projet vise à changer le zonage industriel du parc pour lui donner la même vocation que le campus principal. Le concept de work, live and play, où il serait possible de se loger, de travailler, d’étudier et de se divertir, avait été évoqué en début d’année.

Le vice-recteur adjoint de l’Université de Sherbrooke, Jacques Viens, précise qu’il n’est pas question d’ajouter des résidences étudiantes sur le campus. « Nous voulons simplement une plus grande marge de manœuvre. Nous ne nous lançons pas dans le développement résidentiel d’envergure. »

Le projet nécessite une modification au schéma d’aménagement. Un changement de zonage devra ensuite être entrepris.

Le président du comité consultatif d’urbanisme, Vincent Boutin, confirme qu’à la suite de la consultation publique tenue en avril, les modifications au schéma d’aménagement devraient être entérinées au conseil municipal du 20 août. La Ville attend cette étape avant de procéder avec le changement de zonage.

En mai, un plan concept présentant 26 nouveaux lots sur le terrain appartenant à l’Université de Sherbrooke a été déposé à l’hôtel de ville. On y aperçoit l’emplacement réservé pour le parc solaire, à côté du 3iT, et pour le laboratoire d’hydraulique, à l’extrémité sud-est du terrain, à proximité des terrains de soccer. Ceux-ci demeureront intacts.

Le directeur général à la planification et au développement des immeubles de l’Université de Sherbrooke, Michel Parent, confirme les lots choisis mais indique qu’il est encore trop tôt pour commenter le projet. Il précise que le campus pourrait ne jamais voir le jour sous la forme illustrée dans le plan concept. « Le document demeure un document de travail. Les deux bâtiments projetés seront à peu près aux endroits ciblés, mais ils pourraient influencer le reste du projet. Nous sommes en chantier pour le parc solaire et nous ouvrirons les appels d’offres pour le laboratoire vendredi. Quand nous aurons terminé les deux, nous verrons pour la suite. »

Jacques Viens précise que le schéma est très préliminaire. « Nous voulons faire des partenariats de recherche avec des entreprises. Nous ne connaissons pas du tout l’ampleur des bâtiments à construire. Nous verrons au fur et à mesure que nous déposerons des projets. L’objectif est de pouvoir faire tout ce qu’on fait déjà sur le campus principal. »

Nouvel accès sur le chemin Sainte-Catherine

Le plan concept laisse aussi croire qu’une voie de circulation croiserait le chemin Sainte-Catherine et relierait le Parc Innovation au campus principal. Un carrefour giratoire aurait déjà été évoqué, même si cette option paraît peu probable.

« Il est toujours de notre intention de relier les deux campus, mais nous n’avons pas encore décidé comment. Nous devrons discuter avec la Ville, puisqu’elle est propriétaire du chemin Sainte-Catherine, pour connaître la meilleure façon de traverser la rue. Nous avons un viaduc qui est inspecté régulièrement et qui est en excellente condition. Démolir cette structure n’est pas une option à court ou à moyen terme. Le jour où on verrait un carrefour giratoire est encore loin », explique Michel Parent.

À la Ville de Sherbrooke, la directrice du Service des infrastructures urbaines, Caroline Gravel, confirme que la Ville devrait être consultée pour l’aménagement d’un accès sur le chemin Sainte-Catherine. Une nouvelle infrastructure serait forcément à la charge de l’Université de Sherbrooke.

Quant aux voies de circulation dans le Parc Innovation, elles seront conçues par l’Université de Sherbrooke, qui devra néanmoins respecter la largeur requise pour les services d’urgence.

« On demande six mètres minimum et il faut respecter les pentes, qui sont d’un maximum de 10 %. Mais pour le reste, si le côté technique est respecté, nous ne serons pas consultés pour le tracé des rues. »
Jacques Viens mentionne que ces rues pourraient servir à tester des véhicules expérimentaux qui ne peuvent pas circuler sur des voies publiques.

M. Viens espère la construction du parc solaire et du laboratoire hydraulique pour novembre. Aucun projet concret lié au « quartier expérimental » n’est encore dans les cartons.