Sébastien Montplaisir, fondateur de l’entreprise sherbrookoise Panthera Motorsports, a mis au point des moteurs haute performance à un cylindre.

Panthera Motorsports passe à la vitesse supérieure

Une jeune entreprise sherbrookoise de petits moteurs à haute performance ambitionne de conquérir le marché mondial de véhicules sport comme les motocross et les VTT.

Panthera Motorsports est une PME en croissance qui distingue en étant un motoriste canadien qui se spécialise dans la conception et la fabrication de moteurs de petite cylindrée.

L’année 2018 a été marquée par le lancement sur le marché du moteur monocylindre de haute performance, souligne son fondateur Sébastien Montplaisir. La petite entreprise basée dans le secteur Brompton commence à faire des vagues dans le sport motorisé deux et quatre roues partout autour du globe, souligne-t-on.

Le tout a débuté il y a trois ans, après ses études en ingénierie mécanique à l’Université de Sherbrooke et après avoir travaillé pour des équipes de course. « En parallèle, j’ai commencé à fabriquer des pièces, dit-il. Avec le temps, elles sont devenues en demande. »

« Par la suite, je me suis lancé dans la conception de moteurs. Ça m’a pris un an et demi pour faire toute l’ingénierie de mes moteurs. »  

Panthera Motorsports est à la recherche d’investisseurs pour passer à la vitesse supérieure en termes de production de quantité. Sébastien Montplaisir parle d’un million $ pour combler ses besoins. Il espère aussi embaucher du personnel pour ajouter aux deux personnes qui y travaillent à temps partiel.

« Je n’ai rien inventé. J’applique des techniques existantes qui font que les moteurs sont très performants et agressifs. C’est du 100 hp dans un seul cylindre. Je veux produire à plus grande échelle, ce qui fait baisser les coûts », analyse le jeune homme d’affaires.

« C’est à 100 pour cent exportable. Je vise des motocross et des VTT de course, des motocross avec chenille au Canada. Il y a aussi le karting aux États-Unis et les courses side-car en Europe. »

Le travail est complexe, car un moteur Panthera compte 235 pièces. On assemble de 20 à 30 moteurs à la fois, ajoute-t-il. Les investissements à venir serviraient à faire grimper le nombre de moteurs à assembler à la fois.

« J’attaque les marchés que les grands motoristes abandonnent, souligne-t-il.

« La vision de l’entreprise consiste à devenir un joueur mondial dans la fabrication de moteur. »