« Notre projet est visionnaire. Il faut comprendre qu’on a une approche vraiment quatre saisons et qu’il n’y en a pas énormément des attraits qui offrent des activités extérieures pendant toute l’année au Québec », affirme Gilles Bélanger, à la tête du groupe de propriétaires de la station Owl’s Head.

Owl’s Head: la station demande 20 M $ à Québec

Les nouveaux propriétaires de la station Owl’s Head attendent un appui financier important de la part de Québec avant de lancer leur projet de développement évalué à 200 millions $. Ils espèrent une réponse du provincial à brève échéance pour pouvoir aller de l’avant le plus rapidement possible avec les investissements planifiés.

Selon les informations obtenues par La Tribune, Gilles Bélanger et ses partenaires d’affaires ont demandé une somme de 20 M$ au gouvernement provincial pour réaliser leur projet dans son entièreté. Impossible de savoir si la totalité de cette somme sera accordée. Mais le député d’Orford, Pierre Reid, se déclare « très confiant » qu’un montant substantiel sera octroyé.

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Gilles Bélanger d’attaque pour 2018

M. Reid n’affichait toutefois pas la même confiance mardi matin. « On attend une réponse depuis six semaines. À deux reprises, la décision a été reportée. La dernière fois, c’était vendredi dernier. J’insiste pour qu’on nous réponde. Ça ne vient pas, malheureusement », avait confié M. Reid avant de recevoir des nouvelles plus encourageantes.

Cette semaine, le député d’Orford avait prévu participer à une mission en France en compagnie du président de l’Assemblée nationale du Québec, Jacques Chagnon, et d’autres collègues. Il a cependant préféré rester en sol québécois pour pouvoir réagir rapidement en cas de refus de la demande d’aide financière par les fonctionnaires à Québec.

M. Bélanger et son groupe ont acheminé leurs demandes de financement au ministère du Tourisme du Québec il y a plusieurs mois. Après une longue analyse du dossier par les fonctionnaires, tout indique que ces derniers étaient favorables aux demandes. Mais les choses se seraient complexifiées lorsque le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation a amorcé son analyse.

Il semble en effet que les fonctionnaires de ce second ministère avaient de la difficulté à évaluer les retombées économiques du projet. Ils auraient finalement adopté une méthode de calcul pouvant rallier toutes les parties mardi.

Enthousiasmé par le projet à Owl’s Head, le député d’Orford souligne que celui-ci est carrément « d’envergure internationale. Bien des gens seront impressionnés, même à l’étranger, en apprenant tout ce qu’il contient. »

Notons à ce sujet que Owl’s Head désire profiter d’un programme gouvernemental spécial visant à favoriser le développement de projets touristiques d’envergure. Le Zoo de Granby a obtenu 18 M$ grâce à ce programme en avril.

Plus de détails

Joint par La Tribune, Gilles Bélanger a dévoilé que son groupe et lui-même ont prévu injecter 45 M$, durant les trois prochaines années, afin d’améliorer les infrastructures de la station à proprement parler. Un système d’enneigement très performant et de nouvelles remontées mécaniques seraient installés. Sans compter que le chalet de ski aurait droit à une cure de rajeunissement.



« Il faut comprendre qu’on a une approche vraiment quatre saisons. »
Gilles Bélanger

Ces dernières semaines, M. Bélanger avait également révélé que son groupe entendait construire quelques centaines de chambres d’hôtel sur les terres acquises de la famille Korman en avril dernier. Il s’agit là du second volet du plan d’investissement de 200 M$ élaboré.

« Notre projet est visionnaire, déclare l’homme d’affaires bien connu. Il faut comprendre qu’on a une approche vraiment quatre saisons et qu’il n’y en a pas énormément des attraits qui offrent des activités extérieures pendant toute l’année au Québec. »

Gilles Bélanger ajoute dans la foulée qu’il désire travailler avec des entreprises du secteur des technologies de l’information et des communications (TIC) de la région afin que celles-ci puissent contribuer à la modernisation de la station. « On voudrait arrimer les TIC au tourisme », résume-t-il.

M. Bélanger affirme qu’il était impératif que le gouvernement évalue la demande de financement de son groupe avec des paramètres adéquats « Ce n’est pas comme un projet de robotisation des procédés dans une usine, un cas plus classique en matière de développement économique. Ce sont deux choses bien différentes, en fait », précise-t-il.