L’événement Un emploi en sol québécois a réuni vendredi 22 entreprises et plus de 50 employés potentiels au Club de golf de Sherbrooke. Sur la photo, Gaëlle Maurais, conseillère aux ressources humaines chez Kezber.

Opération séduction de la main-d’œuvre pour Sherbrooke

Sherbrooke a fait des mains et des pieds vendredi pour convaincre des employés issus de l’immigration de venir s’installer dans la région. L’événement Un emploi en sol québécois a réuni vendredi 22 entreprises et plus de 50 employés potentiels au Club de golf de Sherbrooke.

Cette rencontre tente bien évidemment de contrer la pénurie de main-d’œuvre.

« On a des soudeurs, ce qui est rare, des gens en technologie de l’information et dans le domaine de la santé entre autres, souligne Louise Bourgeault, vice-présidence et directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie de Sherbrooke. Le CIUSSS a passé neuf entrevues et l’Université de Sherbrooke 13. Ce sont des gens qualifiés et qui parlent tous français. »

Si les entreprises présentes comme BRP, Victor Poulin inc. ou Kezber procèdent à des entrevues pour trouver la perle rare, l’objectif était surtout d’attirer de la nouvelle main-d’œuvre dans la région.

« Ils sont venus en autobus, ils ont pu voir la région. On fait un tour de ville aussi comme le parc industriel, les centres commerciaux et les endroits où ils peuvent s’établir. Ils sont finalement reçus à l’hôtel de ville. On leur donne un sac avec de la documentation touristique. On leur donne du fromage de Coaticook, du chocolat de Chocolat Lamontagne et toute sorte de choses intéressantes pour séduire.

Des organismes comme Services Québec ou le Service d’aide aux Néo-Canadiens ont présenté leurs services. Le maire Steve Lussier est aussi venu.

Les entreprises peuvent bénéficier des services de prime aux entreprises pour l’intégration des nouveaux employés. Les employés peuvent aussi obtenir 1000 $ pour déménager dans la région. 

Quitter Montréal

Le Péruvien d’origine Gerson Aguilar espérait se trouver un emploi vendredi pour pouvoir venir s’établir dans la région. Il travaille comme technicien de maintenance sur appel dans la métropole et il souhaite se trouver un emploi dans son domaine, la logistique.

« Ma femme est dans le domaine de la santé et elle doit être disponible deux quarts de travail sur trois, raconte-t-il. On a une petite fille de trois ans. Il faut donc se déplacer rapidement et à Montréal ça ne marche pas avec le trafic. C’est vraiment difficile de se déplacer et je pense qu’à Sherbrooke c’est plus facile. »

M. Aguilar a rencontré trois entreprises et espère avoir un retour d’appel.