Sur le site internet d’Immostar, la description du projet commercial et résidentiel sur la rue Belvédère Sud, près de l’intersection de la rue Thibault, est accompagnée de cette maquette.

Nouveau projet commercial dans Ascot

Un projet commercial et résidentiel signé Immostar pourrait voir le jour en 2020 sur la rue Belvédère Sud, près de l’intersection de la rue Thibault. Le projet en trois phases, qui compterait notamment 48 logements, a fait l’objet d’une séance d’information et a été bien accueilli au cours des dernières semaines.

Selon François Pelchat, associé chez Immostar, le projet de 27 000 pieds carrés de locaux commerciaux et de 7000 pieds carrés de bureaux, sera situé dans le quadrant nord-est de l’intersection Belvédère Sud et Thibault. On vise notamment l’arrivée de restaurants, d’une pharmacie et de services de proximité.

« L’objectif n’est pas de concurrencer les grands centres commerciaux, mais d’offrir des services et des produits qui sont absents du secteur. Je suis originaire du quartier et ça faisait plusieurs années que je regardais ce terrain-là. L’occasion s’est présentée il y a deux ans pour l’acheter. C’est une fierté pour nous de contribuer à redévelopper le quartier. »

Sur le site de l’entreprise, on souligne d’ailleurs que 250 nouvelles maisons ont été construites dans les quatre dernières années à moins de 500 mètres du site. S’ajouteront aussi aux clients potentiels les résidants des 1700 unités dans le Carré Belvédère. 

Le début de la construction est espéré pour le printemps ou l’été 2020 et l’ensemble du projet devrait être terminé en 2022. Il est évalué à 17,5 M$.

Un changement de zonage sera nécessaire pour permettre l’ajout des deux immeubles de 24 logements projetés. « Il est toujours bon d’avoir des usages mixtes pour les gens à mobilité réduite ou ceux qui n’ont pas d’auto. C’est une façon d’offrir du commerce de proximité. »

Projet bien accueilli

Des négociations sont en cours pour trouver des locataires aux locaux commerciaux. La troisième phase du projet verrait l’arrivée d’une épicerie. Il n’est toutefois pas acquis qu’il s’agirait de la bannière Metro, installée de l’autre côté de la rue. « Ça paraîtrait naturel, mais il y a un enjeu de négociation. Ce que nous souhaitons, c’est d’avoir un marché d’alimentation. »

La conseillère du district, Karine Godbout, estime que le projet a été bien reçu par les citoyens. « L’offre commerciale est un enjeu dans notre district. Les commerces sont éparpillés sur le territoire. On répondrait donc à un besoin de proximité. C’est très attendu. »

Le projet commercial se trouve sur les planches à dessin depuis longtemps. Une consultation ciblée s’était tenue l’an dernier. « J’avais demandé en septembre d’organiser une séance d’information pour que le promoteur présente son projet et ses grandes orientations de développement. Une centaine de personnes se sont présentées. Il y a eu de beaux échanges avec le promoteur. »


« Je pense que le projet est très attendu. »
Karine Godbout

Des préoccupations concernant la densité de la circulation et l’intensité de l’éclairage ont été évoquées. Le promoteur a été invité à la prudence dans son offre commerciale en raison de la présence d’une école secondaire à proximité. « Certains citoyens ont suggéré de construire des logements pour les personnes âgées ou des commerces de produits pour les enfants. Il a aussi été question des enjeux environnementaux, comme les toits verts ou blancs et la possibilité d’installer des bornes de recharge électriques. »

Dans les étapes à venir, le dossier sera présenté au comité consultatif d’urbanisme pour obtenir l’amendement permettant la construction de bâtiments résidentiels dans cette zone commerciale.

« Je pense que le projet est très attendu. J’ai senti qu’il répondait aux attentes du quartier », commente Mme Godbout.