La directrice générale de Moisson Estrie, Geneviève Côté, estime que les nouveaux locaux de l’organisme sont nettement mieux adaptés à ses activités.

Moisson Estrie ravie de ses nouveaux locaux

Moisson Estrie est déjà bien installée dans ses nouveaux locaux. Plus spacieux et mieux organisé, le nouvel entrepôt de l’organisme peut maintenant recevoir plus de nourriture et l’entreposer plus adéquatement.

La directrice générale de l’organisme, Geneviève Côté, adore son nouveau toit, situé sur la 10e Avenue, entre les rues Woodward et Chalifoux. « On avait besoin de plus grandes chambres froides et d’un plus grand entrepôt. Dans l’ancien local, ça commençait à devenir dangereux, car en six ans, nous sommes passés d’une dizaine de bénévoles à 260. Le besoin de déménager était devenu une évidence », a-t-elle expliqué.

Moisson Estrie a pu partir de zéro pour créer un espace qui répond parfaitement à sa clientèle. « Anciennement, ici, c’était un stationnement intérieur. Il n’était pas utilisé à sa pleine capacité, donc on a pu aménager et créer des espaces qui conviennent vraiment à nos besoins. On a travaillé fort avec des partenaires qui se sont impliqués à différents niveaux », affirme-t-elle, ajoutant que quelques détails sont encore à régler.

Le nouvel entrepôt est plus grand, mieux organisé et plus sécuritaire pour les employés et les bénévoles.

Contributions appréciées

Pas besoin d’être dans le domaine de l’alimentation pour contribuer à Moisson Estrie. Un lave-vaisselle industriel sera bientôt modifié par une entreprise de Richmond pour permettre à l’organisme de laver ses bacs. Les meubles de l’épicerie ont aussi été donnés par une entreprise qui a acheté une ancienne caisse populaire. « La chambre froide, qui vaut 80 000 $, a été construite grâce à une subvention de Wal-Mart. Les tablettes de l’épicerie sociale ont aussi été données par des organismes, comme la Coop Alentour », illustre Mme Côté.

De plus, la cuisine aussi a été une vraie aubaine. « On a récupéré les équipements d’une remorque qu’un promoteur avait achetée. Il n’en avait pas besoin et nous les a vendus à un très bon prix. On transforme des aliments trop laids pour donner, mais très bons pour manger. On fait donc 200 portions par jour », indique-t-elle.

Par ailleurs, le nouvel emplacement de Moisson Estrie est plus accessible. « C’est mieux, car on est près d’un arrêt d’autobus, analyse Mme Côté. Il y a des accès pour sortir avec les chariots. On a pensé les choses pour le bien de la clientèle. »

Pour la suite, Moisson Estrie pourrait élargir son éventail de services. « Il y a des projets en cours, mais on veut consolider nos activités courantes et notre mission première. On va voir pour la suite. On travaille beaucoup avec les producteurs. Il y a une cuisine qui va servir comme lieu de transformation pour les producteurs. On a comme plan d’ajouter des épiciers et des commerçants de récupération », résume Geneviève Côté.

Le cofondateur d’Espace-inc. Alain-Olivier Desbois, la directrice générale de Moisson Estrie Geneviève Côté et l’agronome Christine Ouellet ont discuté d’enjeux liés à l’agroalimentaire.

L’agriculture à l’heure de la mondialisation

Les enjeux de l’agriculture sont à l’honneur. Réunies dans les nouveaux locaux de Moisson Estrie, plusieurs dizaines de personnes ont regardé le film de Marc Séguin La ferme et son État afin d’ouvrir le dialogue avec les consommateurs et les acteurs du milieu.

La directrice générale de Moisson Estrie, Geneviève Côté, voulait discuter de gaspillage alimentaire. « Le but est de sensibiliser aux réalités du monde agricole. Ce que l’on voulait faire, c’est un complément d’information au niveau du gaspillage alimentaire et on veut savoir comment on pourrait compléter ces informations en lien avec le monde agricole. »

Quoiqu’une bonne partie des agriculteurs le fassent déjà, les producteurs sont invités à remettre leur surplus de production à Moisson Estrie. « C’est toujours bon de rappeler qu’ils peuvent nous donner leurs surplus. Donner à Moisson Estrie, c’est donner à 37 autres organismes de la région. »

Agronome chez SolÉco, Christine Ouellet voulait tâter le pouls des Estriens. « Le film est un prétexte pour lancer une discussion et écouter ce que les gens de Sherbrooke et des environs ont comme motivation avec le système alimentaire. C’est tout un savoir-faire duquel nous sommes déconnectés. Ce qui sortira de la soirée, ce seront nos couleurs », dit-elle, affirmant que la suite est à déterminer.

Le cofondateur d’Espace-inc. Alain-Olivier Desbois a profité de l’événement pour offrir ses services. « On veut accompagner le plus possible ces entrepreneurs qui ont besoin d’accès à des marchés et doivent se parler entre eux », commente-t-il.

Le président de l’UPA-Estrie, François Bourassa, avait un message à livrer. « C’est le consommateur qui a réponse à tout. Il fait la différence si chacun devient responsable et achète des produits locaux à la place des fromages européens ou des États-Unis. Le consommateur a un très grand pouvoir. »